Spindrift: « Ghost of the West »

Regarder vers le passé pour explorer ses racines prend souvent l’allure d’’un voyage introspectif autant que musical. Spindriftest un groupe de spaghetti-western psychédélique qui s’est inspiré de son « Ghost Town Tour » de 2012 au travers de villes fantômes de l’Ouest des États-Unis où ses reprises de chansons de l’ère des cow-boys ont inspiré cet album qui est également la bande-son du film documentant cette tournée.

Le groupe est avant tout une vision (un fantasme?) que Kirkpatirck Thomas se fait du « old West ». Il s’est aidé de membres des Warlocks, de Psychic TV et du Brian Jonestown Massacre pour l’étayer. L’album va ainsi mêler le nostalgique et le contemporain ; chaque composition constituant le chapite différent d’un conte narré par un héros de western archétypal.

La production de Ghost of the West est délicate et vive, créant des paysages sonores irréels qui font comme vous transporter alors que vous semblez assis sur une selle. Un sens d’appartenance à cette terre désertique vous y associe, ainsi qu’aux personnes qui y ont travaillé, combattu, vécu et y sont morts.

La plupart des compositions ont été écrites voila plus de 50 ans mais Spindrift parvient à leur donner une tonalité actuelle exaltante. Celle-ci est chaude tout en parvenant à vous faire frissonner, l’orchestration est superbe avec une instrumentation qui utilise toute la largesse du spectre des fréquences musicales. La ré-interprétation de classiques prend alors une saveur nouvelle, témoins « The Matador & The Fuzz » hymne épique à la corrida amalmnt guitare espagnole racée et implacabilité d’une pédale fuzz ou « Mudhead » un hallucinant

interlude de jazz manouche évoquant un Django Reinhardt qui serait époulé par une contrebasse. « Paniolos on the Range » rappelera, lui, Lee Baxter et « Ghosts Go West » sonnera comme une étrange reprise qui invoquerait les esprits d’un saloon hanté.

Ghost of the West se voulait un disque cinématographique ainsi qu’une bande-son. Quel que soit le contexte dans lequel il sera écouté, la réussite sera indéniable.

★★★½☆

The Black Hollies:  » Somewhere Between Here And Nowhere »

The Black Hollies sont certainement Somewhere Between Here And Nowhere car après tout il y a peu d’appréciations pour un groupe « classic rock » au milieu de l’effervescence indie. Il y a pourtant un son qui restera perpétuellement d’actualité et c’est celui-ci que The Black Hollies souhaitaient recréer.

Le combo a passé plus de trois ans à creuser le rock des sixties ; abordant le blues-rock et ses « raves », la pop baroque mélancolique, la psychedelia incandescente et même le son des groupes de la British Invasion.

Ce trio du New Jersey avait donc peaufiné le revivalisme au point d’en faire une science mais il lui semblait nécessaire de changer sur ce 4° album. Justin Angelo Morey composa une toute nouvelle panoplie de titres enregistrée sur une durée de plusieurs années. Tout en n’abandonnant pas leur son psychédélique épais ils l’ont cependant mis à jour en éraflant quelque peu leurs titres autrefois cristallins.

On retrouve donc ici des éléments venus d’un spectre plus large : le « drone » hypnotique des 90’s façon Spacemen 3, les rythmiques entraînantes du rock allemand des 70’s ou le garage-pop constellé de « reverb » de contemporains comme The Black Lips.

Cette métamorphose était osée mais elle est dans l’ensemble réussie. La production est détonante et riche, peine de riffs tranchants et d’atmosphères nuancées et le travail du groupe (en particulier Jon Gonnelli aux claviers vintage) est excellent. Les compositions s’emboîtent comme sur un concept album qui n’en serait pas un, chacun partageant la force de son cœur mélodique et de ses tonalités brumeuses. « When It’s Time To Come Down » est vrombissant, morceau phare d’un disque qui comporte sa propre unité. The Black Hollies se sont rapprochés de Jesus & Mary Chain en n’en gardant que le nécessaire, ils cessent aujourd’hui d’être la transposition de ce merveilleux groupe qu’était The Left Banke.

★★★½☆

CFCF: « Outside »

Sous le pseudonyme de CFCF, Mike Silver a approché l’électronique de manière novatrice. Son premier disque, Continent, a attiré l’attention grâce à une voix tempérée mais unique, baignant dans des cocons musicaux adroitement produits.

Outside reprend cette faculté mais dans un idiome dont la structure est plus orientée vers la pop. Ayant passé beaucoup de temps sur la route, Silver éprouvait le besoin de stabilité. En conséquence ce disque a été façonné de manière plus structurée et minutieuse ce qui lui fait, par contre, perdre un certain dynamisme.

L’option retenue a été celle d’une mutation sonique graduelle ; Outside rappelle les tonalités sombres de 1986 avec un éventement de synthés en reverb avec des percussions et des solos de guitares qui donnent au disque un aspect tribal proche de Peter Gabriel ou Phil Collins.

Les vocaux de Silver assume ici un rôle capital. N’étant pas le plus doué des chanteurs, il essaie de véhiculer une atmosphère pour des résultats pas toujours concluants. Ceci dit, sa reprise du « Strange From The Life » de Bonny « Prince » Billy parvient à véhiculer hantise, ruminations et solennité mais le phrasé chuchoté de « Walking in the Dust » est plus maladroit qu’éthéré. C’est sur ce type d’exemple qu’on pourrait imaginer ce qu’un vocaliste plus doué aurait pu en faire.

Le titre d’ouverture, « Beyonf Light », est une parfaite introduction permettant de créer intérêt pour le travail de producteur de CFCF avec une instrumentation à la panoplie impressionnante (synthés, flûtes à bois, boîtes à rythme) qui dansent sous des vagues de sons nuageux. Ce sont de tels morceaux, tout comme « Jumping Out Of The Train » et « Find » qui sont le miroir des qualités de producteur et de compositeur de Silver.

Finalement la description la plus adéquate de Outside sera à l’image de ce « The Forest At Night » capable d’évoquer en son sein plusieurs humeurs Il est gage de stabilité dans un univers en perpétuelle motion, et la tranquillité qu’il nous fait savourer pourrait être le point d’orgue auquel on s’accrocherait.

★★★☆☆

Polly Scattergood: « Arrows »

Polly Scattergood se situe dans la lignée de ces chanteuses qui s’emploient à véhiculer une atmosphère alt-folk et électronique située non loin d’une fantasmagorie à la Kate Bush et dans laquelle le « grand public » façon Adèle n’a jamais été la cible. Ce deuxième album, Arrows, confirme cette approche puisqu’il évolue vers des perspectives de plus en plus sombres ne serait-ce que sur le titre d’ouverture, un « Cocoon » dont les vocaux, doux et enfantins, de Scattergood mettent en lumière cette tendance outrageusement défaite et sentimentale.

C’est d’ailleurs ce qui sera privilégié au travers de Arrows : musique assez simple mais

textes qui nous emmènent dans un monde de désespoir d’autant plus appuyé qu’il est étayé par ces étranges trilles aux intonations proches d’un surréalisme fantastique. Cela force l’auditeur à prêter attention à cet univers oscillant entre ténèbres évoqués et innocence conférée par le phrasé de la vocaliste.

Peu à peu, l’album s’engagera vers une direction émotionnelle plus prononcée par exemple sur « Machines » qui parvient fort bien à canaliser la ferveur adolescente avec des vocaux semblables à de légères feuilles contrebalançant l’urgence de l’accompagnement électronique.

« Subsequently Lost » est même un véritable classique de « dirt pop » avec un son basse et un « beat » infectieux et il donne à Arrows une bienheureuse texture plus organique. Voici un album qui nous propose une vision de monde aérienne et éthérée, presque le fantasme d’une personne voulant le voir ainsi. Il appartient à ce monde tout en se situant ailleurs ; à ce titre il ne manquera que quelques éléments plus personnels et humains pour que Scattergood opère ce virage espéré vers plus de substance et d’honnêteté.

★★★☆☆

Black Hearted Brother: « Stars Are Our Home »

Même si Black Hearted Brother se veut un super groupe indie (Mark Van Hoen de Seefeel, Nick Holton de Holton’s Opulant Oog et Neil Halstead), Stars Are Our Home semble porter avant tout la patte de l’ex-membre de Slowdive et Mojave 3. C’est en effet les efforts solos de ce dernier qui peuvent servir de point de référence et d’argument de vente pour cet album même si tout dépendra des attentes des fans respectifs de ces artistes.

Malgré un retour à une instrumentation électrique, le contexte d’un groupe et les allusions cosmiques éhontées de l’album Satrs Are Our Home occupe néanmoins une orbite à soi, rappelant sans doute Halstead mais certainement pas ses efforts avec Slowdive.

Il n’y a que sur le morose « Take Heart » qu’est recréée un peu cette ambiance mais, sur la plus grande partie de l’album, les guitares sont plus mordantes et psychédéliques qu’ondulantes telles des vagues ou des éclosions et l’électronique occupe plus de place que sur le conventionnel Souvlaki ou même l’« ambient » Pygmalion. Le songwriting capture plutôt l’aspect le plus pop et enlevé de Mojave 3 ainsi que l’habileté à générer le « laid back » de Halstead. « This Is How It Feels » et « UFO » en sont les ferments les plus évidents et, même quand l’esprit jam session prend le pas sur le raffinement, perdure une capacité à véhiculer ce plaisir que 3 musiciens peuvent avoir à jouer ensemble.

Reste que Stars Are Our Homesonne trop comme un pot-pourri (Van Hoen aurait pu, par exemple, garder « I ‘m Back » pour Seefeel) pour avoir une cohérence surtout à plus de 64 minutes. Un peu plus de temps passé en studio pourrait, peut-être, alors permettre à BHB de faire l’album cosmique auquel tous les fans aspirent.

★★½☆☆

Fuure Of The Left: « How to Stop Your Brain in an Accident »

De Future Of The Left, on dit toujours que chaque nouvel album est son meilleur. Ainsi, quand le groupe a demandé à ses fans de l’aider à financer How to Stop Your Brain in an Accident, le disque était payé en 5 heures.

Comme d’habitude ce disque est brillamment étrange, plein de méandres surréalistes que ce soit en termes de textes ou de compositions. « Singing of the Bonesaws » voit son leader, Falco, adopter le ton d’une présentateur de la BBC des 50’s sur fond de guitares sonnant comme des scies électriques et abordant l’histoire de la culture pop par le biais de son industrie musicale qui a « confondu excitation avec la peur de passer à côté de quelque chose ».

« How To Spot A Record Company » continuera dans la mee veine sarcastique et, l’album étant le premier enregistré sous leur propre label, cela semble leur avoir donné la liberté de littéralement jouer avec idées, sons et vocaux. On a droit à un disque abrasif (moins de claviers) et sans compromis, plus diversifié et avec même une chanson d’amour !

C’est aussi la première fois que Future Of The Left sonne vraiment autant comme un groupe : la basse et les percussions sont inventives dans l’élan qu’elles donnent aux titres et les lignes de guitares, toujours imaginatives, apportent muscle à la musique. De coup, How to Stop Your Brain in an Accident fonctionne comme un ensemble, beaucoup plus que précédemment, avec une rythmique de flux et de reflux qui semble comme évidente.

Les arrangements sont malins : claquements de mains sur « Things To Say To Friendly Policemen », cadence bondissante de « The Real Meaning Of Christmas » et l’irrésistiblement accrocheur « Johnny Borrell Afterlife ».

Les idiosyncrasies restent toujours familières mais la manière dont le groupe joue avec les structures n’est jamais lassante, que ce soir un piano paranoïaque, une ambiance western ou un glas mortuaire, bref à quoi bon se demander si ce nouvel album est le meilleur de FOTL, puisqu’il est signe de profond renouvellement ?

★★★★☆

Okkervil River: « The Silver Gymnasium »

Will Shelf a toujours fait preuve d’ambition, il est sans doute le prototype de l’ariste articulé générateur de « concept albums », mais il l’a toujours été avec passion et conviction, ainsi que des vocaux et des textes craquelés sous l’effort qu’il y mettait.

The Silver Gymnasium, septième album de Okkervil River, voit le groupe un peu plus contrôlé et les émotions également un peu plus tenues en bride. Cela donne un sens d’unité, de focalisation au disque, les précédents étant bien trop souvent dispersés voire laborieux comme le précédent I Am Very Far.

Ce disque est censé être une autobiographie de l’enfance du chanteur, et, si lustrage il y a, ça n’est pas celui de d’une grosse production mais plutôt celui des souvenirs revécus par Shelf.

La musique même est un hommage à cette époque (les années 80) . Ce ne sont pas pourtant les soubresauts sémillants de la New Wave mais plutôt le muscle du rock ‘n’ roll. « Down Down The River » (ce devait être le titre original de l’album) fait preuve d’une verdeur empruntée à Bruce Springsteen et au E Street Band avec claviers et cuivres énergisants. Shelf, tout au long du disque, évoque les mystères de la prise d’âge, de la conscience de la mort et de la compréhension de la cruauté du monde d’une voix qui n’est pas sans rappeler la célérité expressive de Pete Townshend. « Stay Young » le bien nommé sera comme un écho de Bob Seger et, partout ailleurs, on retrouve un « classic rock » rappelant Fleetwood Mac ou Tom Petty sans pour autant perdre la singularité que constitue Okkervil River.

On retrouvera donc un volontarisme vecteur de force et d’espoir, mais The Silver Gymnasium est par dessus tout une disque qui fend le cœur. Tout comme The Suburbs de Arcade Fire, se fait le portrait de la terreur et de l’exaltation qu’on peut éprouver à se sentir libre dans un monde nouveau dont on ne possède pas encore les armes qui nous permettraient de le comprendre. De ce point de vue-là c’est le premier opus ou Shelf montre une certaine humilité; une nouvelle attitude pour un tout nouvel artiste.

★★★½☆

Cass McCombs: « Big Wheels & Others »

Big Wheels And Others est le septième (double?) album de Cass McCombs, troubadour à la fois spradique et prolifique puisqu’il enregistra deux disques en 2011. Dans la catégorie « singer/songwriter », passablement encombrée, il faut être particulièrement doué pour se faire entendre et one peut qu’être à nouveau frappé par ce talent à nous fournir une musique envoûtante, langoureuse et lente ; un parfait opus pour ce qui serait un un road album » parcourant des chemins de traverse ensoleillés en dépit de quelques passages virant à l’ombre.

Les constructions narratives sont, ici, parfaites ; « Angel Blood » est une composition sentimentale dévastatrice ponctuée par une pedal steel, et affectant cette nostalgie triste mais pas triste à la fois. « Morning Star » aura, au contraire, une modulation presque hilare aux confins du surréalisme.

Tout comme le titre qui l’affuble, Big Wheels & Others est un album qui roule, et sa durée, ambitieuse, est, paradoxalement, signe de fluidité. L’itinéraire tracé se veut cryptique et ambigu parfois, mais il esplore les thèmes de l’âme, du fait d’être homme d’une façon réétitive qui ne peut que nous entraîner à la réflexion.

« Sean I » rappelera Dylan, d’autres compositions Elliot Smith mais ce seront surtout des tires comme « The Burning Of The Temple » ou « Joe Murder » qui implanteront notre esprit, le premier évocateur de Leonard Cohen, le second, une épopée rock grandiose et mémorable sans tomber dans la grandiloquence ampoulée.

Voici un opus qui éxude qualité du dabut à la fin. Plutôt que de s’enraciner dans le schéma troubadour, il n’hésite pas à puiser dans le jazz, l’avant-garde et les bruits expérimentaux ; on ne pourrait mieux définir cet album qui s’avère finalement conceptuel par le statut qu’il revendique et sa barre placée haut sans pourtant l’être dans son esprit et sa thématique.

★★★½☆

Paul McCartney: « New »

Mark Ronson et Ethan Johns à la production de ce seizième album de « Sir » Paul McCartney, ce New regorge de grands noms mais si il est nouveau il ne faut pas s’attendre à ce qu’il soit novateur. D’ailleurs ça n’est sans doute pas ce que l’on attend de l’ex Fab Four (finies les expérimentations de type The Fireman) et c’est avec un certain plaisir que l’on retrouve Macca opérer un retour aux sources, en l’occurrence ces compositions pop immaculées dont il était coutumier.

Ce qui va changer est, bien évidemment, un travail sur le son plus abouti, à cet égard on ne peut que réécouter les re-mastérisations des albums des Beatles pour se rendre compte que nous sommes dans leur droite lignée ; le « single » « New » exemplifiera ainsi combien l’artsiste savait distiller psychédélisme (ici un clavecin) et changements de tempo à ce qui pourrait être une simple ritournelle.

Ronson déploie ici sa science des arrangements, en particulier les cuivres, et c’est lui qui permet çà la plupart des compositions de prendre ces chemins inattendus auxquels on était habitués avant que le chanteur ne prenne une direction plus grand public depuis la séparation des Beatles.

Giles Martin qui avait accompli un travail d’orfèvre sur Love, l’album qui avait revisité certains « hits » du groupe de façon classique, donne à « Appreciate » un traitement dub trance et à une chanson aussi plate que « Everybody Out There » une énergie en crescendo digne d’un enregistrement « live ».

Le compositeur de « Eleanor Rigby » ou « Maybe I’m Amazed » parvient à restituer des échos de cette intimité sur un « Early Days » produit par Ethan Johns, malheureusement ce sera sur certains titres ressemblant à des règlements de compte (« Electric Arguments ») que l’on pourra émettre des réserves.

Avec New, l’artiste a commis ici un des ses disques les plus affûtés ; il ne changera certes pas le monde – celui-ci l’avait déjà été autour de 1962-1963 – il nous rappellera que, même à l’âge canonique pour les rockers de 71 ans , lui comme sa musique ne parviennent pas à prendre une ride.

★★★★☆

Sky Larkin: « Motto »

Katie Harkin introsuisait le deuxième album de Sky Larkin par ces mots : « Je sais que nous avons du potentiel. » Après Kaleide, Motto semble être le disque qui le confirme. Même si il ne semble pas différent de son prédécesseur, le trio de Leeds sa trouvé ici une nouvelle façon d’exprimer l’urgence et la vitalité. La vitalité façon Sonic Youth n’a pas disparu tout comme l’hyperactivité délirante de Los Campesinos, mais le groupe apparaît comme moins dispersé, concentré qu’il est sur la profondeur qu’il veut donner à ses titres.

Profondeur il y a, en effet : « Loom » sonne comme un hymne enjoué avec un refrain accrocheur mais la répétition de certains mots vous fait comprendre qu’il s’agit ici d’affliction donnant une résonance poignante à la composition.

Profondeur aussi dans le fait que Motto, à chaque écoute, nous fait découvrir une nouvelle plage qui deviendra notre favorite de l’album. . « Newsworthy » par exemple pourrait fédérer tout auditeur par sa cacophonie et son côté à bout de souffle.

.Les textes sont également mémorables ; « Treasury » est une pertinente réflexion sur le souvenir ou un « Overgrown » où ils s’associent à la musique pour signifier ce mauvais présage qui va confirmer le morceau. La guitare y est mordante tout comme sur « The Loyal Beat » où elle sera ponctuée par un riff imparable conduisant à un bienheureux chaos.

La fin de Motto voit Sky Larkin s’aventurer vers des atmosphères moins directes (« Tam » ou « Frozen Summer ») mais ils révèlent leurs charmes très rapidement. C’est sans doute ce que l’on définit de la manière suivante : « montrer son potentiel ».

★★★½☆