No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

The Strypes: « Snapshot »

Voilà enfin le premier album de nos Irlandais de Cavan après tout le « hype » qui les a entourés comme c’est si souvent le cas Outre-Manche. Snapshot est déjà bien nommé puisque, effectivement, il est composé de morceaux d’instantanés blues-rock avec, notamment, une reprise du « You Can’t Judge A Book By Looking At The Cover » de Muddy Waters. La différence avec d’autres groupes ayant bénéficié des mêmes acclamations : l’adoubement de Paul Weller, Noël Gallagher, Elton John (ce qui n’est peut-être pas un cadeau) mais surtout de Dave Grohl et ni plus ni moins que le Grand Jeff Beck (« le plus doué d’entre tous » selon maints guitaristes)

On peut leur reprocher manque d’originalité et d’identité (la pochette de ces jeunes gens vêtus comme des adultes peut s’avérer troublante) mais ils ont le mérite de se démarquer de la plupart des combos indie qui paraissent s’évertuer à sonner de la même manière. De ce point de vue, il est sans doute plus réjouissant d’entendre une reproduction de l’explosion « beat » du début des sixties que les éternelles antiennes passées aujourd’hui à l’électronique et au Moog.

Douze compositions originales plus trois reprises : Snapshots ne dépasse pas les 33 minutes. Aux manettes, Chris Thomas assure la production, qui a quand même oeuvré pour les Beatles, les Pink Floyd ou les Sex Pistols. Du feedback ouvrant « Mystery Man » blues construit à l’harmonica que constitue « Rollin’ and Tumblin’ », nous avons droit à tout ce qu’un guide pratique de la Blues Explosion pourrait nous enseigner : un son « vintage » mais vital, frais et comme rajeuni ; bref une férocité presque « live » sachant s’emparer du slogan des Who : « Maximum Rythm and Blues ».

Se posera bientôt, et se pose peut-être déjà la question : The Strypes sont-ils plus qu’un groupe glorifiant les reprises et se complaisant dans le pastiche ? Pour l’instant ils ne sont pas encore assez formés musicalement pour qu’on puisse de faire une idée. Reste donc à s’éclater sur l’énergie déployée par ces 33 minutes d’anthologie dont la brièveté-même est un gage de bénéfique impétuosité.

★★★½☆

28 novembre 2013 - Posted by | Quickies | ,

Aucun commentaire pour l’instant.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :