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Glasser: « Interiors »

Interiors, ce deuxième album de Cameron Mesirow chanteuse dream pop électronique dont le nom de scène est Glasser est presque un mirage. Les titres de ses morceaux sont en effet pour la plupart des mots directs et concrets, des notions qui font comme cacher ce qu’il y a exactment dans le disque. Dans son noyau, et il est profond et intense !, il est question de déchirement émotionnel, d’ode à l’indécision qui ravage la conscience, d’anxiété et de malheur sans son expression la plus palpable.

Il faut donc faire abstraction des titres de compositions comme « Landscape », « Design », « Window I, II ou III » . Nous ne sommes pas en présence d’un catalogue de décoration mais plutôt en face d’un disque qui est une architecture intérieure et, si obessssion avec les objets il y a, ce ne sont que des êtes statiques, des archétypes ou des symboles que Cameron Mesirow a tendance à vouloir mettre en pièces.

Le sujet de l’album va être, dans sa plus grande partie, le récit des expériences de la chanteuse et de sa capacité à gérer l’angoisse intime ou la panique quand elle est confrontée à des situations sociales. Parfois, le point photographique se fera sur l’amour (« Keam Theme ») mais sur un titre comme « Design » qui est tout axé cette idée de partir en vrille, l’accent sera mis sur des structures en boucles de style oriental et des vocaux qui semblent encercler l’artiste et révèlent ce que peut révéler émotivement une situation où l’on se sent dépassé.

Tout l’album ne va pas pourtant se dérouler sur ce même mode ; la plupart du temps les tonalités sont minimalistes, ambiances sur lesquelles Cameron parvient à habiller des émotions sincères d’effets parfois criards.

Cet amalgame fonctionne le plus souvent au désavantage de l’artiste. En dépit d’un « Shape » qui ouvre Interiors avec une beauté qui n’est pas sans rappeler Björk tant il semble être proche de la rupture, le gros de l’opus, tout remuant qu’il soit, demeure d’une distanciation qui fleure la modestie plutôt que le contrôle. Les cordes sont douces et couvrent la production, les percussions inhabituelles mais tout cela inonde l’espace au lieu de servir de contrepoint à l’expressivité de Cameron.

Interiors, finalement, ressemble plus à une pièce encombrée d’objets non terminés qu’un décor abouti, accomplissement d’un architecte. Accentuer si peu ses qualités en jouant dessus de façon non assumée résulte en une production, au final, peu gratifiante et paradoxalement, pesante, malgré sa volonté de discrétion.

★★½☆☆

6 novembre 2013 - Posted by | Quickies | ,

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