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Summer Camp: « Summer Camp »

Avec ce disque éponyme, Summer Camp évitent les pièges du second album dans lesquels tombent si souvent les groupes. Alors que Welcome To Candale baignait dans la fiction ou le fantasme, nous avons ici quelque chose de plus proche de l’existence de ce duo britannique composé de Elizabeth Sankey et Jeremy Warmsley.

Comdale narrait la vie de personnages imaginaires dans une petite ville US du même nom, Summer Camp va plus loin que l’initiation adolescente et nous offre ici ce que grandir et devenir mature comporte, le tout raconté à la première personne.

Le background de journaliste de Sankey s’exprime au mieux dans des textes ouverts, n’ayant pas de honte à divulguer des émotions pendant que les références musicales rétros continuent à faire partie de l’univers du combo. Ceci n’empêche pas au disque d’avoir un parfum contemporain dans la mesure où iest question de témoigner aussi de la progression de son accomplissement artistique tout autant qu’émotif.

« The End » ouvre ’album ce qui est un choix apparemment pervers. Mais, au bout de quelques minutes, nous sommes plongés dans une forme de béatitude et d’élévation dont le carburant celui de changements de tempos, de bourrasques de mélodies et de sentiments tous axés vers la notion de carpe diem. Le duo se paiera même le luxe d’y mixer un écho de Twin Peaks preuve s’il en est que mature il est.

Si on fonctionnait par analogies on pourrait dire qu’ici Pulp a été remplacé par Blur avec un Stephen Street (Blur, The Smiths, Morrissey) prenant les manettes des mains de Stve MacKey (Pulp). Street a arrondi quelques uns des aspects bruts des musiciens et a crée un son plus chaud qui fait presque regretter que l’album ne soit pas sorti en été (en particulier si on pense à la scansion « dance » « Fresh » qui est une véritable tuerie.)

Ajoutons les loops samplés qui ajoutent immédiateté au disque et permettent à Sankey de lancer es vocaux en essor, aux tonalités presque câlines et à Warmsley de dérouler, en harmonie, des riffs de guitares rusés et efficaces et savourons les cérémonies pulsatoires de « Two Chords » tout autant que l’intime et touchante revendication qui clôt un bel album avecce« Pink Summer » enlevé mais sonnant comme un hymne.

★★★½☆

30 octobre 2013 - Posted by | Quickies |

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