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Jonathan Rado: « Law and Order »

Law and Order, le premier album solo de Jonathan Rado a pris corps durant une petite pause qu’il s’est accordé avec Foxygen, le duo qu’il a formé avec Sam France. L’approche est, ici, plus calme et dépouillé, avec des titres qui sonnent souvent comme des ébauches et ceci même si la guitariste a conservé une bonne partie de ses idiosyncrasies instrumentales.

Seul le titre d’ouverture, « Seven Horses » conserve une esthétique néo-psychédélique « slacker » qui nous est familière, mais le reste du disque témoigne avant tout d’une chose : il n’est pas certain que Rado se trouve à l’aise dans un territoire où il est le seul à opérer. Il y a, par exemple, quelque chose d’inexplicable à finir son disque sur un « Pot of Gold » artifice synth pop dont le verbiage n’a aucune relation avec ce qui précède. « Would You Always Be At Home ? » est, au contraire, une belle instance de la manière dont Rado parvient à insuffler douce romance à son jeu de six cordes dans une inspiration qui n’est pas sans faire écho à Edward Sharpe and The Magnetic Zeros. Le chorus à reprendre en choeur tout comme les cuivres ne font d’ailleurs qu’enfoncer le clou à cette argumentation.

Le disque est indubitablement inégal, parfois même laborieux, maias il a ses moments charismatiques et, dans l’ensemble, parvient à se blottir confortablement dans une oreille connaissant déjà ses précédents travaux. Le morceau-titre est un instrumebtal dynamique dans lequel la ligne de guitare déploie sa fuzz de façon ravissante et le limoneux « I Wood » s’insèrerait parfaitement dans une compîlation qui regrouperait Ty Seagall et The Black Lips.

Au fond, Law and Order est un disque ambitieux qui ne méritait pas de l’être. Trop d’idées saugrenues le couturent puis s’effilochent empêchant à l’artiste de signer quelque chose ayant une véritable identité. On en apprend plus sur Rado que sur sa musique, quelque part ce déluge d’excentricités agit, à l’image de la pochette, comme un masque plutôt qu’un catalyseur. On ne peut pas être plus paradoxal, quand c’est d’un album solo qu’il s’agit.

★★★☆☆

16 octobre 2013 - Posted by | Quickies | , ,

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