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Mink: « Tides End »

Parfois il serait bon de laisser le passé en paix. Voici une réflexion qui ne peut qu’atteindre celui qui prêtera oreille à Minks, cee collectif de New York, dont Tides End est le deuxième album.

Quid de la nostalgie si elle ne nous permer pas de voir le jour présent ? Quid de la synth-pop des années 80 si les arrangements lustrés qui nous sont proposés ici sous la forme de nappes de synthés soyeuses deviennent à les écouter recréées ici hygiéniques au point d’en sonner aseptisées.

Il n’y a, aucun mal, à se réclamer d’un héritage musical mais en quoi un disque comme  Tides End a de quoi ne pas nous rendre nauséeux ? L’écoute de ce deuxième opus donne la sensation qu’il a été enregistré alors que ses membres avaient encore sous le bras des disques de New Order ou Orchestral Manoeuvre in the Dark. Les seuls relativement bons moments seront ceux dans lesquels le groupe s’appuiera, d’aucuns diraient copiera, sans vergogne ses plus ou moins illustres et mémorables aînés : à ces imitations de Pulp, New Order et à ces plats rendus de Empire of the Sun ou The Big Pink, il ne sera pas difficile de préférer les originaux.

Au bout du compte, est un disque pour dinner party idéal ; il s’écoutera et sera aussi peu mémorable que ses affectations. De ce point de vue, il est un indéniable succès.

★★☆☆☆

5 septembre 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Pond: « Hobo Rocket »

Nick Allbrock et son groupe, Pond, sont des mêmes origines, géographique et musicale, que le Tame Impala de Kevin Parker.

Hobo Rocketest, par conséquent, un disque « free form » où la béatitude va côtoyer l’expérimentation sonique avec un irrévérence totale à ce qui pourrait s’offrir à nos oreilles (le culte de l’intégrité artistique) mais aussi la volonté de nous la faire partager (on ne peut pas ne pas communiquer- ici communier- comme on dit).

Le fait que Pond et Imapla de soient développés à travers les mêmes courants montent alors que les mouvements des premiers ont une similitude presque incestueuse avec ceux de Parker. Parfois on se demande même quel groupe joue sauf que la difference notoire tient da,s le fait que Pond est un groupe presque « heavy », un peu de la même manière que les dernières manifestations de Flaming Lips ou les premières occurrences de Black Sabbath ou King Crimson l’étaient.

On pourrait comparer le son de « Giant Tortoise » à celui de Robert Fripp et Adrian Belew en pleine jam session avec Mogwaï par exemple, un morceau comme « Whatever Happened To The Million Head Collide? » est une jolie petite incursion dans un kaléidoscope où les Butthole Surfers se seraient acoquinés avec Deep Purple et « O Dharma » mâtinera Damon Albarn avec Queen avant de convoler avec un Gruff Rhys rejoint par Mercury Rev.

Hobo Rocket, tout « blissful » qu’il se veut, n’est pas dépourvu d’une intensité plus sombre. « Aloneaflameaflower » évoquera ainsi Cure et Bauhaus tout comme « Midnight Mass At The Market Street Payphone » marquera sa différence avec d’autres groupes qui se contentent d’émuler note par note leurs influences en parvenant, eux, à les dépasser. Il y a chez Pond une sorte de « freak out » que Frank Zappa n’aurait pas dédaigné et ça n’en est que pour le mieux. La chanson-titre sera, à ce propos, un « stomper » plus hawkwindien qu’Hawkwind lui-même tan,t il est parcouru par des divagations vocales qui semblent incohérentes.

Que dire de plus si ce n’est que Pond rockent pour leur plus grand plaisir, et qu’au fond d’eux-mêmes ils se contrefichent de ce qu’on pourrait en penser.

★★★½☆

5 septembre 2013 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Medicine: « To The Happy Few »

Dix-huit ans après leur séparation, le trio qui formait Medicine, Beth Thompson, Brad Laner,et Jim Goodall, se reforme pour enfoncer le clou « shoegaze » pour lequel il s’était fait connaître.

To The Happy Few n’est pourtant pas un « reunion album » ordinaire dans la mesure où il est totalement original, restant fidèle à Medicine tout en mettant à profit ce que ses membres ont glané en collaborant avec Daribou et M83.

Les musiciens sont restés toujours en contact, évitant le stress d’avoir à sortir un nouvel album, et leur retour en garde l’empreinte. Même si le combo n’a jamais eu de « hit singles », on retrouve une coloration familière et plaisante, un objet artisanal patiemment façonné avec des éléments musicaux capables de fédérer amateurs de « shoegaze » purs et durs mais aussi fans de « dream pop ».

C’est, avant tout, cette évolution qui sonne à To The Happy Few un côté atemporel, avec la sensation que Medicine a bien écouté son Pink Floys et a été capable de lui greffer des éléments plus contemporains. Le disque se veut lissé et fluide, il y parvient partiellement, mais la contemplation qu’il induit comporte le risque de ne pas laisser de trace mémorable dans nos oreilles. Musicalement et techniquement, demeurent des inconstances, ce qui est paradoxal pour un combo ayant eu une telle longévité et, si le groupe a indubitablement, acquis un son, lui manque encore cette aptitude qui lui a toujours fait défaut ; la capacité à composer des titres qui puissent prétendre être des « hits ».

On se contentera de « Long As The Sun » ; « Burn It » et « Butterflies Out Tonight », dissonants et organiques, mais à cet égard trop abstraits pour pouvoir être autre chose que des rencontres avec un auditeur intellectuel.

Dix-huit ans après leur séparation, le trio qui formait Medicine, Beth Thompson, Brad Laner,et Jim Goodall, se reforme pour enfoncer le clou « shoegaze » pour lequel il s’était fait connaître.

To The Happy Few n’est pourtant pas un « reunion album » ordinaire dans la mesure où il est totalement original, restant fidèle à Medicine tout en mettant à profit ce que ses membres ont glané en collaborant avec Daribou et M83.

Les musiciens sont restés toujours en contact, évitant le stress d’avoir à sortir un nouvel album, et leur retour en garde l’empreinte. Même si le combo n’a jamais eu de « hit singles », on retrouve une coloration familière et plaisante, un objet artisanal patiemment façonné avec des éléments musicaux capables de fédérer amateurs de « shoegaze » purs et durs mais aussi fans de « dream pop ».

C’est, avant tout, cette évolution qui sonne à To The Happy Few un côté atemporel, avec la sensation que Medicine a bien écouté son Pink Floys et a été capable de lui greffer des éléments plus contemporains. Le disque se veut lissé et fluide, il y parvient partiellement, mais la contemplation qu’il induit comporte le risque de ne pas laisser de trace mémorable dans nos oreilles. Musicalement et techniquement, demeurent des inconstances, ce qui est paradoxal pour un combo ayant eu une telle longévité et, si le groupe a indubitablement, acquis un son, lui manque encore cette aptitude qui lui a toujours fait défaut ; la capacité à composer des titres qui puissent prétendre être des « hits ».

On se contentera de « Long As The Sun » ; « Burn It » et « Butterflies Out Tonight », dissonants et organiques, mais à cet égard trop abstraits pour pouvoir être autre chose que des rencontres avec des auditeurs intellectuels, des « happy few en quelque sorte.

★★½☆☆

5 septembre 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Polyphonic Spree: « Yes, It’s True »

Le mot « big » a toujours fait partie du mode opératoire de The Polyphonic Spree. Que ce soit à partir des arrangements flottants ou flamboyants jusqu’au le nombre de membres qui a fait partie de ce collectif (22 musiciens), tout ce qui tourne autour du groupe est marqué du sceau de l’emphase, une qualité qui l’a aidé à émerger comme étant un des groupes les plus curieux placé en orbite de la stratosphère pop.

Yes It’s True voit pourtant l’ensemble confronté à une réalité ; le fait que les vagues son élargissement sonique ne pouvaient aller que jusqu’à un stade où elles seraient amenées à reculer. Ce disque, le premier depuis 2007, les voit donc redescendre un peu sur terre ; bien sûr la « chamber pop » opulente est toujours présente tout comme ses assertions positives mais cette fois-ci le spectacle proposé a un moule beaucoup plus palpable et facile à digérer.

« You Don’t Know Me » ouvre l’album sur une guitare pop très aérienne secondée par une flûte pendant que Tim DeLaughter, le leader, semble prêcher du haut d’un piédestal les vertus d’être fidèle à soi-même et conscient de ses capacités. La plupart des compositions seront d’ailleurs comme embaumées dans dans un paquetage ramassé et concis, que ce soit la « chamber pop » éthérée de baroque de « You’re Golden » à la power pop lustrée de « What Would You Do ? ».

Il ne faut pourtant pas s’attendre à ce que le groupe penche un peu trop la barque du côté de la pop conventionnelle. Même dans ses incursions plus traditionnelles, il n’oublie pas de sacrifier au culte du grandiose. « Popular By Demand » sait à merveille utiliser les chorus expansifs des « background singers » alors que les timpanis et les orchestrations luxueuses de « Carefully Try » apportent au morceau une climat évanescent. Au niveau des textes, DeLaughter reste dans une abstraction familière (« Let Them Be » et son imagerie aquatique) tout en systématisant souvent ses visions musicales parfois décalées et déclamatoires.

La démarchede Yes It’s True se révèle ainsi beaucoup plus auto-centrée mais The Polyphonic Spree est toujours aussi attiré par l’excentrique, même si celui-ci est cultivé avec modération. Il demeure un groupe incapable d’approcher les choses de manière simple ; c’est ce petit grain écervelé et ses ambitions qui lui donne les moyens de surnager au-dessus des flots.

★★★½☆

5 septembre 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

The Icarus Line: « Slave Vows »

Chaque album d’Icarus Line les a vus peu à peu s’éloigner de la rigueur minimaliste  hardcore qui leur collait à la peau. Ce cinquième opus leur permet de forger un peu plus leur identité ; toujours proche de Jesus & Mary Chain mais sans que Slave Vows résonne comme l’album hommage d’un groupe de fans. The Icarus Line continue de s’emparer de ce look cool mais boudeur et de ce bruitisme oblitéré par la furie mais parvient à en faire chose qui lui soit propre.

Le titre d’ouverture, « Dark Circles », semble être une resucée des Jesus, dernière période, comme si « Teenage Lust » et « Reverence » étaient interprétés de façon simultanée avec le volume et les aigus poussés à leur maximum. Le niveau est effrayant, le feedback et le hurlement des guitares s’étalent sur de longues minutes et la pulsation de la batterie donne une ambiance plus que funéraire au morceau.

L’album continuera sur la même veine, même si le vacarme se fait moins plus discret. Icarus Line va s’employer alors à détruire le blues avec, à mi-parcours, « Dead Body », une plage sifflante et menaçante dont le crescendo de quatre minutes va brusquement s’écrouler sous une cascade de guitares tranchantes et le retour d’un bruit terrifiant qui pulvérise tout sur son passage.

Les huit morceaux reflètent cette intensité, avec comme une intention affichée de faire en sorte que les guitares semblent vous en vouloir. Chaque titre est semblable à la résultante d’une émeute urbaine mené par Jesus, Sonic Youth, les Stooges, les Bad Brains ou Lounge Lizard. Si le hardcore peut sonner parfois englué dans le passé, celui de Icarus Line, lui, est tourné vers autre chose où se mêlerait aussi le Primal Scream de XTRMNTR et le Money Store de Death Grip.

★★★½☆

5 septembre 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire