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The Duckworth Lewis Method: « Sticky Wickets »

Avant toute autre chose The Duckworth Lewis Method était une formule qui était censée déterminer le résultat final d’un match de cricket quand il avait été interrompu par la pluie.

Sport on ne peut plus insulaire, il était étonnant qu’aucun artiste de Grande Bretagne n’ait songé à le célébrer. Cela a été fait en 2009 par un premier album du duo Neil Hannon (Divine Comedy) Thomas Walsh (autre excentrique, cette fois Irlandais du groupe Pugwash).

Quatre ans plus tard, ils récidivent avec Sticky Wickets, nouveau « concept album » consacré au cricket. On pourrait apparenter cette démarche à celle du Village Green des Kinks avec qui ce disque partage la même tonalité bucolique.

Point de nostalgie trop mélancolique pourtant ici mais des refrains plutôt enlevés et joyeux, une « chamber pop » rutilante de références obscures à un jeu qui échappe à la plus grande partie de la planète, un soft rock évocateur des années 70 et une forte influence « music hall » et vaudeville.

L’ambiance sera donc champêtre et surannée (l’élégiaque et contemplatif « Out In The Middle «  en étant le plus bel exemple), avec des synthétiseurs vintage ouvrant l’album, parfois quelques touches hip-hop et, en toile de fond, une réflexion sur comment la technologie a pu changer, non seulement les règles d’un jeu, mais aussi la marche du monde (« It’s Just Not Cricket », « The Umpire »).

Beaucoup d’esprit et d’ironie donc dans cet album et, de ce point de vue, on peut à nouveau évoquer Ray Davies, une « britishness » qui va jusqu’au pastiche d’elle-même avec ce clin d’oeil à ELO constitué par « Third Man », titre le plus accrocheur de Sticky Wickets. On y retrouvera en oute, comme dans une grande partie du disque quelques commentaires parlés. Ici ce ne sera ni plus ni moins que Daniel Radcliffe, l’ex Harry Potter comme pour donner une touche encore plus idiosyncrasique à l’ensemble.

Sticky Wickets est un disque « fun » auquel on aurait donbc tort de reprocher son côté inoffensif. Il s’écoutera avec la lassitude irrémédiable qui saisira le spectateur béotien d’un match de cricket mais rendra bienheureux l’infime minorité qui s’exstasie sur les « wickets » et le « innings ».

★★★½☆

3 juillet 2013 - Posted by | Quickies | ,

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