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Lloyd Cole: « Standards »

Standards a une curieuse genèse. Lloyd Cole avait été commissionné pour écrire une chronique du nouvel album de Dylan, Tempest. Son écoute lui avait fait retrouver goût à l’électricité et le résultat

en est un disque vibrant et enlevé, plus proche de son travail avec The Commotions (« Blue Like Mars » sonne comme une chanson « vintage ») que de sa carrière solo plus acoustique. Certains des anciens musiciens de son groupe sont d’ailleurs présents, tout comme Joan As Police Woman pour les claviers et les backing vocals et le fils de Cole, Will à la guitare.

Le son va donc être américain avec confiance et assurance, que ce soit avec le rock de « Women’s Studies » ou sur la reprise de « California Earthquake » écrit par John Hartford et interprété par Mama Cass, très new-yorkais dans le « Opposite Days » qui évoque Television ou plus tendre et « twangy » sur les quasi « countrysants » « No TRuck » et « It’s Late ».

Cole écrit toujours des chansons de rupture elliptique, la complainte rêveuse « Silver Lake » ou « Myrtle And Roses » dont le phrasé est pourtant celui d’un certain contentement. Ce son de contentement se retrouvera sur un « Kids Today » qui frise le bubblegum et n’est pas de ces plus heurus ? De ce point de vue néanmoins, Cole semble plus déterminé, fée électricité aidant peut-être, surtout si on y ajoute sa voix toujours aussi énigmatique et prenante. Sur « Period Piece » il chantera même « I’m not afraid to die » ; on ne pourrait être plus clair sur son état d’esprit.

Standards a donc un côté volontaire, presque volontariste parfois. Il faut en effet un certain culot pour nommer ainsi ce disque. Il n’est, en outre, pas entièrement composé de « standards » mais il en contient suffisamment si on reste dans la sphère du répertoire de l’artiste. Standards est finalement son meilleur album depuis… son premier avec The Commotions.

★★★½☆

25 juin 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Ethan Johns: « If Not Now Then When »

Ethan Johns n’est pas n’importe qui en tant que producteur : on ne compte plus ses collaborations avec Ryan Adam,s Kings of Leon, Ray Lamontagne, Kaiser Chiefs, Rufus Wainwright, Crowded House, the Vaccines, Laura Marling ou C.S.N. Lui-même fis du fameux producteur Glyn Johns (Rolling Stones), c’est en tant que récipiendaire d’un tel C.V. qu’il a reçu un Brit Awards.

Son premier album , If Not Now Then When, ne pouvait que susciter curiosité et attention. Il sera, quelque peu en phase avec ce que Johns a pu faire en tant que producteur, que ce soit par son répertoire et aussi la participation de quelques artistes qu’il a produits (Ryan Adans, Laura Marling (celle-ci l’ayant encouragé à sortir l’album sous son nom après une tournée conjointe avec Emmylou Harris et Ray Lamontagne), Dennis Thompson et celle, plus discrète, de Bill Wyman).

Arrangé par Johns et mixé par son père à Los Angeles, il figure un premier « « single » « Don’t Reach Too Far », un morceau plutôt enlevé, propre à nous faire taper du pied de manière irrésistible, produit par Ryan Adams. D’une certaine manière, c’est le titre dont l’instantanéité le rapprochera d’un country-punk ou d’un titre de garage punk lo fi (percussions primitives, harmonica pop-blues directement hérités d’un rock façon « Gloria »).

Le reste de l’album sera très mesuré, composé la plupart du temps de folk/americana (« Eden », « Whip Poor Will ») avec, parfois, quelques incursions dans des domaines plus étranges ; « The Turning » avec des importations soniques inattendues, un piano désaccordé et une climat inquiétant qui aurait pu tomber de l’escarcelle de Tom Van Zandt ou « Morning Blues » qui évoquera sans peine, par sa rythmique impérieuse, John Lee Hooker.

Il y a eu beaucoup de réticences de la part d’Ethan Johns à réaliser If Not Now Then When ; comme il le dit sur « Don’t Reach Too Far » : « I been a long time gone, but I made it. » On ne peut mieux illustrer ainsi le titre qu’il a choisi de donner à son premier disque solo.

★★★½☆

25 juin 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire