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Tunng: « Turbines »

Le fait que Tunng sorte un cinquième album est assez surprenant dans la mesure où Mike Lindsey, le leader de ce groupe de « folktronica » puisque c’est ainsi qu’il a été caractérisé, est parti vivre en Islande et s’est réinventé sous le pseudonyme de Cheek Mountain Thief.

Ceci dit, une séparation officielle n’aurait pas fait grand bruit tant la carrière de Tunng était,depuis dix ans, restée confidentielle.

Turbines est donc un véritable disque et, peut-être en raison de ce cheminement resté « underground », il s’avère être leur album le plus accessible. Sur ses neuf plages, on les voit en effet mettre sous l’éteignoir les composants les plus expérimentaux qui leur avait donné cette étiquette hybride par les critiques, qualification qu’il avaient toujours accepté avec réticence.

Les chansons vont être plus immédiates, par exemple le « single » « The Village » avec sa mélodie infectieuse ou, dans un autre style, le titre phare « So Far From Here » dont la lente combustion est irrésistiblement addictive.

Il ne faudra pourtant pas se fier à ce type de considération, Tunng a toujours été capable de distiller enchevêtrement et dissonance à des compositions qui semblent chaleureuses et délicates. La complexité mélodique de « Follow Follow » devient très vite apparente, tout comme celle qui accompagne le rush avenant mais vertigineux de « Bloodlines » ou, encore, la façon dont la voix de Lindsay épouse celle de Ashley Bates sur « Once ».

Tunng donnent le sentiment d’être plus enclins à embrasser l’élément folk de leur musique mais les morceaux qui ferment l’album (« Embers » ou « Heavy Rock Warning ») conservent la signature dérangeante qu’ils ont toujours mise en avant. « Trip Trap » sera le titre qui leur ressemble le mieux avec son alliage d’electronica scintillante et de mélodie étourdissante ; il sera signe que Tunng sonnent toujours comme le meilleur d’eux-mêmes.

Ici, néanmoins, « The Village » est signe qu’il nous a conduit dans un endroit fictif, assez semblable ou Village Green des Kinks, avec pour différence qu’il ne se complait pas dans une utopie bucolique mais aborde des climats qui peuvent y être vecteurs de malaise, vague certes, mais prégnants.

guitareguitareguitare1/2

19 juin 2013 - Posted by | Quickies | ,

Un commentaire »

  1. […] Sam Genders, (parti sortir un disque sous le nom de Diagrams). Leur cinquième album de Tunng, Turbines, est, pourtant plus qu’attrayatn avec les voix nuancées de Becky Jacobs et Mike Lindsay prenant […]

    Ping par Rapid Talk: Interview de Tunng | No BS: Just Rock & Roll! | 5 mars 2014 | Réponse


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