The Magnetic North: « Orkney: Symphony of the Magnetic North »

Erland Cooper, vocaliste et principal compositeur de The Magnetic North est originaire d’Orkney, un archipel de petites îles sises au Nord de l’Écosse. Orkney: Symphony of the Magnetic North s’en veut un hommage ce qui ne surprend guère car la musique de Cooper a toujours été en relation avec ses racines. Son projet préécdent, Erland and The Carnival, (connu également sous le nom de Full Time Hobby) se composait, en effet, de recréations atypiques de chansons folk britanniques traditionnelles auxquelles il donnait une nouvelle vie quelque peu distordue.

Il choisit ici, avec ses partenaires Simon Tong et Hannah Peel, un angle plus acoustique et «  ambient  » . L’instrumentation ne va pas pour autant être dépouillée bien au contraire : les arrangements à cordes sont touffus et complexes, évoquant, curieusement, certaines compositions acoustiques des Smashing Pumpkins.

À cela, le groupe va s’employer une touche d’émerveillement tranquille avec l’utilisation de boîtes à musique, de mandolines ou de guitare classique. À leur plus efficace, les cuivres, les bois et les percussions vont donner une sensation de panoramique avec, dans un spectre qui serait alors visuel, les îles semblant se réverbérer les unes avec les autres.

Orkney est un ensemble calme, seules 20 sur 70 étant habitées, mais toutes bénéficient d’une flore et d’une faune variées. C’est par conséquent un endroit idéal pour composer et, s’il est un titre qui devrait souligner cette atmosphère ce serait « High Life ». Il s’agit d’une mélodie douce et mélancolique avec des percussions artisanales qui créent un climat rustique. « Rackwick » a une profondeur similaire avec des cordes si discrètes dans le chorus qu’on les distingue à peine jusqu’à ce que, brusquement, elles entaillent avec vigueur la mélodie principale.

Tout n’est pas pour autant captivant dans la mesure où certains titres sont sur-arrangés. Orkney: Symphony of the Magnetic North en pâtit et souffre, dans ces moments, d’une crise identitaire. Le charmant se fait alors discordant (les synthés sur « Ward Hill ») et trop souvent les mélodies sonnent trop évidentes et faciles, en particulier quand les harmonies féminines versent dans des berceuses qui n’ont rien à voir dans ce contexte.

C’est, finalement par rapport à ce dernier texte que l’album dévoile une certaine faiblesse. Les chansons ont du mal à se lier les unes aux autres ce qui est paradoxal pour quelqu’un qui explore ses racines. Bref le Nord magnétique est chose difficile à atteindre, Orkney en sera, toutefois, une agréable péripétie. Il ne conviendra pourtant pas de la bouder si on est sensible à ces quêtes où, l’existentiel se joignant au géographique, il nous confronte à nos propres émotions dans une symphonie de calme et de sérénité.

One Response to The Magnetic North: « Orkney: Symphony of the Magnetic North »

  1. Brandi dit :

    I can’t hear anhintyg over the sound of how awesome this article is.

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