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The Bevis Frond: « White Numbers »

The Bevis Frond est le projet de Nick Salomon, un artiste néo-psychédélique, qui mène en parallèle une carrière solo. Son ambition est de faire dans ses enregistrements un inventaire de tout ce que la garage rock et le psy rock a pu apporter. On retrouve donc chez lui un mix de Hendrix, des Byrds, de Mascis et des Wipers.

Après un Leaving for London qui conjuguait cette démarche, White Numbers se fait moins hésitant, plus ambitieux, voir exhaustif puisqu’il s’agit d’un double album. Ici, les titres sont plus vifs, plus rudes aussi et les solos de guitares plus féroces. Nick Salomon et son groupe collent de très près la formule d’un rock empli de riffs accrocheurs dont chaque composition sonne comme surchargée. Les solos de six cordes, (Salomon et Paul Simmons), se croisent, se décroisent, se combattent sur plus de deux heures sans que, pourtant, White Numbers n’apparaissent comme boursouflé. Il y a en effet suffisamment de morceaux captivants, gouvernés par une interprétation sans faille pour que l’intérêt ne faiblisse pas : « Cruel World », « Dead Weignt » et « Dream It » par exemple auraient ou, en d’autres temps, devenir des « classiques » et des compositions comme « Just Cause (Wins Wars) » ou « Major Crime » apportent également une diversité punk bienvenue. Pour compléter le tableau on aura droit à de la « sunshine pop » (« More Chalk ») et quelques interludes folk, plus tranquilles, du plus bel effet.

White Numbers se terminera sur une invraisemblable « jam session » (« Homemade Traditional Electric Jam ») avec une bataille de guitares tout bonnement épique et dont la surprise viendra qu’elle conserve sa dynamique tout au long de ses 42 minutes.

L’album est ainsi un bien bel assemblage de compositions comme artisanales et d’interprétations féroces dont la longueur ne doit surtout pas faire penser qu’elle est indigeste.

★★★½☆

27 mai 2013 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Neon Neon: « Praxis Makes Perfect »

Il est atypique de voir un chanteur indie-rock (en l’occurrence le Gallois Gruff Rhys de Super Furry Animals) et un producteur de hip-hop electronica « underground » de Los Angeles (Boom Bip) s’associer. Neon Neon en sont pourtant à leur deuxième disque et celui-ci est, une fois de plus un « concept album ». Cette notion semble pourtant bien étrangère à l’univers créé (mélange de beats synthétiques glacés et de la voix rauque et chaleureuse de Rhys) mais elle avait pourtant fonctionné sur Stainless Style qui, au delà du jeu de mots, s’attardait sur la carrière de de John DeLorean l’excentrique créateur d’une automobile futuriste, arrêté plus tard pour trafic de drogue. Derrière l’anecdote et l’humour se cachait une allégorie à propos des « reaganomics » et, de ce point de vue, Praxis Makes Perfect en est une extension.

Derrière un titre crypto-marxiste on trouve en effet une évocation de la vie d’un riche italien, Gianfranco Feltrinelli, qui abandonna un style de vie somptueux pour devenir un militant et un éditeur gauchiste. Certains titres ne font d’ailleurs pas mystère de cet engagement (« Hoops With Fidel », « Hammer & Sickle ») et « The Jaguar » ou « Dr Zhivago » font allusion à deux œuvres que Feltrinelli à contribué à faire connaître.

Il ne faut pas pour autant en déduire est que Praxis Makes Perfect est un album engagé et encore moins didactique. Le focus est mis sur la voix de Rhys et celle-ci s’avère ici débridée voire joyeuse (un « Shopping (I Like To ») sautillant comme du Sparks) ou un « Mid Century Modern Nigtmare » dont les slogans scandés disparaissent derrière une rythmique qui ne peut que vous inciter à danser).

Ce disque est donc un hybride aussi curieux que l’association de ces deux musiciens. D’une part , nous avons une phraséologie politique de gauche et, d’autre part, une synth pop à la vision beaucoup plus prosaïque. Que ce soit par rapport à l’un ou par rapport à l’autre le résultat est mitigé ; Rhys parvient à donner une nouvelle vigueur à une voix d’ordinaire plsu embrumée mais ce qui manquera indubitablement à l’album est le fait de présenter deux ou trois plages phares qui emporteraient le morceau. Gageons, qu’avec un peu plus de pratique, la chose sera moins perfectible et plus parfaite à l’avenir.

★★★☆☆

24 mai 2013 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Nancy Elizabeth: « Dancing »

Dancing n’est sans doute pas un titre approprié pour un album (le troisième de cette chanteuse du Yorshire, car il a été composé dans la solitude de son appartement de Manchester et sur un piano cassé. Pour compenser ces limites, Nancy Elizabeth Cunliffe a complètement changé se façon de travailler son répertoire (un néo-folk hanté) et s’est immergée dans les processus, plus techniques, de l’enregistrement et de l’utilisation d’ordinateurs.

Le résultat l’éloigne bien sûr du folk traditionnel auquel elle était associée (James Yorkston et Joanna Newsom en étant les exemples les plus évidents) pour faire comme des petits clins d’oeil à PJ Harvey ou à Likke Li. Le « single » « Simon Says Dance » en est l’illustration parfaite avec une voix tendue en staccato et un piano habité.

L’album reste pourtant relativement dépouillé, à l’instar d’un cadavérique mais somptueux « Death In A Sunny Room » ou dans le multi-tracking de la voix de Cunliffe est utilisé avec un effet saisissant sur « Desire ». Ajoutons une instrumentation dont la discrétion accentue la sève fantomatique (les percussions de « Heart », les échos sur « Mouth ») ou un « Shimmering Song » qui tout bonnement scintille et Dancing justifiera peut-être alors son patronyme car la danse qui nous est proposée se fera intérieure et mentale même si elle génère toutefois un aspect profondément mortuaire ou gothique. Seule une tentativee d’atteindre des hautes notes sur « Raven City » amènera une discordance peu charmeuse mais la solitude qui aura ainsi présidé à la conception de Dancing n’aura que rarement sonné aussi prometteuse.

★★★☆☆

24 mai 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Marques Toliver: « Land Of CanAan »

Si vous prononcez les mots « musicien à cordes », la première image qui vous viendra sera celle d’un arrangeur de musique classique. Marques Toliver ne correspond pas à cette description et il est vraisemblable que, même sans avoir lu son nom, vous ayez eu affaire à lui car cet ancien musicien de rue a travaillé avec Grizzly Bear, Damon Albarn ou Wild Beats et il bénéficie également des hommages d’Adele qui l’a désigné comme son nouvel artiste favori.

Sa patte est assez particulière, tout comme sa voix, car toutes deux sont imprégnées de soul et de gospel et ce premier album, Land Of CanAan ,en reprend également leurs thématiques puisqu’il est inspiré de l’autobiographie de l(‘abolitionniste noir Fredrick Douglass et de l’épisode de la Bible où Noé maudit ses propres enfants.

Sans surprise, le sentiment prédominant dans sa musique sera celui de la musique, que ce soit sur le violon presque tzigane de « Repetition » ou l’ouverture pleine de chagrin qui constitue « CanAan ». La voix de falsetto roucoulante de Toliver est enrubannée dans des soyeuses orchestrations aux fanfreluches parfois désuètes, comme sur « Stay » qui combine à son R&B velouté et lustré de délicates touches de folk médiéval.

Mais tout n’est pas qu’instrumentation passéiste dans le disque. La deuxième partie sera plus chaud et la soul de Toliver se fait plus apprêtée voire glamour. « Weather Man » se fait ainsi plus optimiste et enlevé de par les inflexions plus enveloppantes du vocaliste et « Something’s Wrong » sera la chanson phare de l’album avec l’agréable tonalité des touches du piano, les plages de guitares enrobant dans un coussin duveteux la voix de Toliver.

Land Of CanAan mélange ainsi chagrin et chaleur ; il crée un son capricieux mais accompli dont ce premier disque sonne comme un avant goût.

★★★½☆

24 mai 2013 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Shannon Wright: « In Film Sound »

Cette native d’Atlanta est une des vocalistes et guitaristes les plus déterminées de le scène indie. Ce nouvel opus est aussi sombre et intense que ce à quoi on peut s’attendre si on est sensible à sa vision d’un monde exsangue, ses vocaux épuisés véhiculant cafard et désespoir étayés par des guitares aux incisives empoisonnées et soniquement distordues.

L’écriture de Wright est plus concise et focalisée que celle, dans un registre similaire, de Sonic Youth par exemple et ne planent non plus jamais très loin l’ombre provocante et l’inspiration boueuse de P.J. Harvey.

La titre d’ouverture au titre (« Noise Parade ») révélateur mettra parfaitement en scène le déroulé de l’album avec ses couches de guitares, les climats sataniques de ses riffs et ses circonvolutions complexes. « The Caustic Light » rappelera Randi Russo par ses chorus hypnotiques et baignant dans le suraigu et les guitares titanesques de de « Tax The Patients » résonneront comme autant d’assauts cuivrés canardant le rythme d’une valse à trois temps.

Il faudra attendre « Who’s Sorry Now » pour que le climat s’apaise un peu (relativement du moins) : une touche de synthé tournant comme un écho autour de percussions qui s’élèveront progressivement jusqu’à en faire éclater les cymbales. Une atmosphère de transe sera ensuite induite par « Bleed » et un piano sinsitre rappelant Philip Glass. Viendra alors « Mire » rappelant Thalia Zedek allégé de manière surprenant par un mellotron inattendu.

L’accalmie sera de courte durée avec les explosifs « Captive to Nowhere » et « Surely, They’ll Tear It Down » avant que l’album, point d’orgue idéal à cette vision de déliquescence, se termine avec un harmonium affligé sur un ironiquement nommé « Mason & Hamlin ».

Beaucoup de groupes ont vainement essayé de recapturer cette menace surréaliste qui émanait du Daydream Nation de Sonic Youth : In Film Sound n’est pas loin d’y parvenir.

★★★½☆

23 mai 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Handsome Family: « Wilderness »

Il ne faudra pas s’attendre à ce que ce 10° album du groupe de alt-country ne déroge à une règle qui semble immuable chez lui : des compositions en mid-tempo. Les douze plages qui composent Wilderness offrent toutes langueur et une sensation de venir d’un autre monde (sauvage bien sûr). Si d’autres ensembles offrent la possibilité de consteller leur approche « americana » de rythmes plus alertes, ce disque est un opus sur lequel il convient de se poser et de ruminer.

Il nécessite une humeur particulière, une certaine prédisposition à se glisser dans une atmosphère particulière faite de titres aux noms d’animaux et d’une imagerie aux franges du surréaliste. Principalement un duo compopsé de Breet et Rennie Soarks, le combo sait néanmoins offrir une musique dense et multi-couches grâce à l’adjonction de plusieurs invités musiciens servant à étayer des vocaux souvent graves habilement complétés par les harmonies de Rennie. « Files » , qui ouvre Wilderness, en est une introduction parfaite avec ses variations vocales, un banjo et une glockenspiel soutenus par le timbre évocateur de Rennie Sparks et ses textes oniriques.

Les références animales sont nombreuses, et, servant de métaphores donne parfois un sens d’absurdité pour qui les perçoit. C’est un peu en cela que l’album va pécher ; une certaine uniformité née des morceaux qui s’éloignent peu, hormis la country de « Caterpillars » et la slide de « Owls », de la même tonalité, accentuée par une imagerie parfois trop frappante et systématique.

Le duo semble avoir perçu ces limites car il nous gratifie de certains éclairs plus « southern gothic » (« Glow Warm »), preuve qu’en son vingtième anniversaire son inspiration n’est pas encore tarie. Reste à amplifier ce qui distingue cet album des précédents et à donner à la Handsome Family une progéniture musicale plus musclée.

★★★☆☆

23 mai 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Patty Griffin: « American Kid »

Il est certain qu’être la partenaire vocale de Robert Plant dans son projet Band of Joy pour que sa visibilité soit stimulée. Ledit ensemble ayant tourné court, la crédibilité de Patty Griffin ne repose désormais que sur elle-même bien que la chanteuse n’ait jamis eu au fond besoin de cela.

American Kid la voit revenir à un sujet plus intime puisque ce huitième album est consacré à la mort de son père. Elle y joue même le rôle du protagoniste mâle dans certaines compositions, un « Irish Boy » construit et mené par le piano, un ‘Get Ready Marie » au tempo de valso et un « Not A Bad Man » empli d’introspection.

La production, partagée avec Craig Ross, laisse énormement de place pour que la voix secrète de Griffin trouve espace dans un mixage acoustique lui permettant de passer du chuchoté à des inflexions dans lesquelles les envolées lyriques sont plus présentes.

Les percussions sont réduites au minimum syndical, mais on les retrouve sur « Ohio », chanté en duo avec Robert Plant et elles donnent à la composition un effet mystérieux et hantant. « Highway Song » reprendra la même formule et une atmosphère identique et la ballade « That Kind Of Lonely » sera un des points d’orgue du disque avec sa basse et sa guitare acoustique.

Une reprise simplement dans cet album, le « Mom & dad Waltz » de Lefty Frizzell dont on ne peut que reconnaître à quel point le choix est approprié tant est touchante cette chanson d’amour dédiée à ses parents. Au total un disque hommage discret et poignant aussi bien dans son interprétation que dans son élaboration.

★★★☆☆

23 mai 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Dillinger Escape Plan: « One of us is The Killer »

Ce cinquième disque du Dillinger Escape Plan ne sautera pas si intensément à la gorge de l’auditeur que ses précédents albums mais One Of Us Is The Killer va témoigner d’une fluidité à l’intérieur du chaos qui en fera autre chose qu’une simple collection d’éruptions de fièvre réitérées.

Le « single » « Prancer », caractérisé par des accords angulaires et percutants comme des coups de poignard et des riffs mathématiques déchiquetés, est une assez bonne représentation de la façon dont Onef Us Is A Killer va sonner.

Ben que les riffs soient techniquement brillants et divers, l’impression générale va être celle d’une unité de son, d’un paysage aigu mais plat dont « Hero of the Soviet Union » sera l’exemple le plus frappant. Les assauts de guitare seront discordants et complexes mais leur implacabilité s’accordera avec les polyrythmies des percussions pour former un tout homogène.

Une autre chose a changé, c’est la manière dont les vocaux de Greg Puciato a changé, allant de cris emplis de testostérone à des inflexions de « crooner ». Il va se plus concentrer sur l’accompagnement des mélodies ce qui va donner à « Understanding Decay », « Paranoia Shields » ou « Nothing Funny » une tonalité atmosphérique très proche du rock alternatif des années 90. Si on devait pousser la référence jusqu’au bout, les Smashing Pumpkins ne seraient en fait pas très loin.

La structure des chansons s’avérera finalement la plus grande force de l’album. Celle-ci s’apparentera au rock progressif mais sa dynamique la verra se confondre avec un rock alternatif plus hors-nomes. Quelque part, One of us is The Killer, est enfin parvenu à enjamber ce pont entre les deux, c’est vraisemblablement le disque le plus abouti du combo.

★★★½☆

23 mai 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Pure X: « Crawling Up The Stairs »

Crawling Up the Stairs est le maussade second album d’un groupe de Austin, Texas Pure X. S’il mérite ce qualificatif c’est qu’il est né d’un désespoir, non pas celui d’une perte amoureuse ou pire, mais tout simplement d’une fracture de la jambe. Nate Grace a, en effet, passé presque toute l’année 2012 alité et sopuffrant de sa blessure. Le système de santé américain étant ce qu’il est, il lui a permis de donner naissance à un disque qui encapsule la rage et l’anxiété que la dépression peut infliger alors que l’esprit malmené a peine à voir la lumière au bout du tunnel.

Tout comme Grace, le vocaliste Jesse jenkins se battait lui-même avec ses propres démons intérieurs, ceux-ci s’exprimant de façon poignante sur « Someone Else ». Il s’agit du titre le plus douloureusement acerbe et incisif du disque avec des textes plaintifs et résignés qui, à les entendre, donnent la sensation que le groupe s’efforce de tendre les mains vers quelque chose qu’il sait pourtant être incapable de saisir. De la même manière « Things in My head » parlera de lui-même.

On peut, parfois se demander si le combo ne trouve pas un certain plaisir à la douleur mais, heureusement, Crawling Up the Stairs n’est pas que mélancolie et morosité. L’album va en fait prendre la forme d’un voyage dans lequl l’humeur va se faire progressivement plus légère. « Thousand Year Old Child » fait état de contemplation mais celle-ci s’avère enjouée et le morceau terminant l’album, « All Of The Future (All Of The Past) » témoigne de cette confiance renouvelée qu’on peut éprouver au lendemain d’une nuit de tourment. La chanson évoque cette nouvelle énergie pleine d’espoir qui se fait jour après l’introspection, façon on ne peut plus approprié pour achever un disque bâti comme une montagne russe.

★★★☆☆

23 mai 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Wolf People: « Fain »

Si on considère le folk-rock de Wolf People, constellé qu’ils est de riffs heavy façon seventies , on peut se demander s’il s’agit d’un combo revivaliste. En outre, même à ladite époque fleurant le patchouli et arborant les pattes d’éléphant, les artistes de folk-rock avaient déjà coutume de se tourner vers le passé, que ce soit la tradition folk ou les créations issus des légendes populaires.

Wolf People a, heureusement, cette faculté de se référencer par rapport au rock progressif mais de ne pas s’embarrasser avec son côté pompeux. Plutôt que de s’efforcer de réanimer une relique au point mort, ils vont injecter leurs propres influences avec une verve et une honnêteté qui redonnent vitalité au genre.

Tout au long de Fain, les mélodies folk vont se trouver mêlées à un fuzz rock viscéral, sans sonner comme spécifiquement comme untel ou untel mais comme un ensemble unique qui, aux temps précités, ne s’était jamais véritablement condensé. On n’est pas éloigné pourtant de Led Zeppelin mais les tendances folk de cese derniers étaient plus un détour visant à les distancier d’une image de rock stars fanfaronnantes.

Wolf People empruntent en fait ces deux chemins, de façon égale tirant leurs influences d’un psychédélisme inspiré de Mighty Baby et des tonalités délicates de Fairport Convention. Le titre d’ouverture, « Empty Vessels » séduira par sa guitare carillonnante et presque virginale et un solo psychédélique semi improvisé. Le vocaliste Jack Sharp assume avec assurance ses racines folk en accentuant un accent régional au-dessus de l’instumentation. Le « single » « All Returns », dansant et enjoué, va comme s’égarer vers une atmosphère Renaissance, passant de la sérénité à une joyeuse cacophonie.

Il n’est pas rare de rendre hommage à certaines icônes du passé mais il est inhabituel de voir un groupe prêt à aller jusqu’au bout, à se plaire dans la résonance culturelle de l’époque et à ne pas se diluer dans la recherche de « hits ». C’est tout le compliment que l’on peut faire à Wolf People et son deuxième album.

★★★½☆

21 mai 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire