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Rapid Talk: Interview de Adam Green.

On ne s’y attendait pas du tout mais ce premier album de Adam Green et Binki Shapiro est constellé de luxuriantes compositions de folk-pop sixties pleines d’accroches instantanées. Adam Green revient sur la genèse de ces récits où abondent les cœurs brisés.

Cela fait longtemps que vous vous produisez en solo ; comment est venue l’idée de ce « concept album » avec Binki ?

Ça m’est venu soudain à l’esprit alors que j’étais sur quelque chose de complètement différent. Je me suis dit que ce serait pas mal de faire un disque avec elle. Je me suis assis sur mon divan et ai écrit sur une feuille de papier en lettres majuscules de façon à ne pas oublier : « FAIRE ALBUM AVEC BINKI ! » .

Comment vous êtes-vous partagé la tâche avec Binki ?

On a tout écrit ensemble. J’avais quelques idées quand on se réunissait et on les passait au crible. Binki est très bonne à synthétiser les choses et elle a eu la patience de s’attarder sur tous les textes que je lui présentais. Elle était très concentrée et capable de ne pas dévier des thèmes. Elle me disait parfois : « Adam, c’est une chouette phrase mais elle n’est pas cohérente avec la chanson ! » C’est vraiment une personne très artistique et, une fois qu’on s’est mis à travailler ensemble, notre rythme était presque d’une chanson par jour.

Et comment a fonctionné l’harmonie et la dynamique entre vous au moment de l’enregistrement studio ?

Ça été un peu stressant car nous n’avions pas beaucoup de temps, moins de trois semaines. On avait composé les morceaux sur une guitare acoustique, comme des folk songs et nous n’avions pas une idée très claire de la façon dont nous souhaitions les produire. On était en studio avec Noah Georgeson qui s’était occupé de nos précédents albums respectifs ce qui était rassurant. On se chamaillait pas mal sur les directions esthétiques car nous avions tous des idées très fortes sur la façon dont devait sonner l’album. Mais le plus stressant a été d’avoir à expérimenter à cause du temps qui nous manquait. Au regard de ça je trouve les arrangements assez créatifs.

Les morceaux semblent suivre le thème d’une relation qui se détériore. Était-ce conscient et délibéré ?

C’était ce qui arrivait à l’époque. Il s’est trouvé que Binki et moi nous sentions tous deux très isolés à cette période. Je ne sais pas si c’est ma façon, venimeuse, de réagir à des désillusions sentimentales. Je crois qu’on voulait faire un album artistique mais parcouru par l’émotion. Le choix est simple : faire une thérapie art-noise vomissante ou avoir une méthode et une structure.

Vous deviez avoir une idée du son désiré avant de commencer. « Don’t Ask For More » a, par exemple, une production assez remarquable.

On voulait que ça sonne joli. Notre bassiste, Joe Steinbrick, et moi sommes de grands fans de Herbie Flowers. On a beaucoup discuté de sa façon de jouer par rapport à ce qu’on voulait, en particulier sur ce morceau. Je lui ai demandé de jouer comme si il avait pris un acide il y a 30 minutes et que celui-ci commençait à faire de l’effet. Je crois que c’est comme ça que Herbie jouait sur « Melody Nelson ». D’une manière générale on s’est basé sur ce qu’il y avait en studio : un harmonium, quelques carillons, un grand piano, une guitare à cordes de nylon, des claviers et des percussions. On a beaucoup bossé sur les variations sonores des plages de façon à donner un côté « live ». Noah y est pour beaucoup, il a toujours eu cela en lui.

On a beaucoup évoqué Lee Hazelwood et Nancy Sinatra en référence à ce disque.

Je peux comprendre la comparaisonet elle n’est pas totalement fausse. La fin de « What’s The Reward » référencie la fin de « Some Velvet Morning » mais on n’en a jamais beaucoup parlé entre nous. Je trouve que Lee et Nancy sont plus dans le bubblegum ce qui n’est pas notre cas. Je digresse un peu mais je trouve un peu idiot que ce qui est vieux doivent être considéré comme un classique.

Quel titre sur le disque s’est avérée meilleure que ce à quoi vous vous attendiez ?

Je dirais presque tous ! Mais j’ai été particulièrement surpris par le fait que « The Nighttime Stopped Bleeding » sonne si bien.

Et comment vous situez-vous aujourd’hui par rapport à votre discpgraphie personnelle ?

Je dirais que je considère ce disque comme mon huitième. Je les apprécie tous pour différentes raisons. Gemstones m’est venu naturellement, c’est un de mes préférés. Sur Jacket Full of Danger j‘étais très en colère et c’est un album très nihiliste. Sixes and Sevens n’est pas estimé comme il le devrait ; il y a dedans des morceaux qui sont parmi les plus beaux que j’ai jamais composés.

24 février 2013 - Posted by | Rapid Talk

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