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Richard Thompson: « Electric »

Depuis les légendaires Fairport Convention, son parténariat avec son ex-épouse Linda Thompson et une carrière solo de près de trente ans, Richard Thompson nous a régalés avec une musique remarquable égalée par peu de ses collègues, en terme de qualité et de longévité.

Il bénéficie d’une audience qui n’a fait de lui qu’un artiste culte mais, vu le tempérament de l’artiste, sa bonhommie zen, ses talents de compositeur, son incroyable dextérité à la guitar eet une légendaire intégrité il n’est pas certain que cela lui manque.

Le fait est qu’il a écrit tant de fantastiques titres et enregistré assez d’albums sidéraux qu’il a très vite mis la barre haut, pour les autres mais aussi pour lui. Il convient d’ailleurs de reconnaître que ces dernières années n’ont guèère été prodigues en terme d’inspiration si on les compare à dertains de ses titres légendaires comme « Genesis Hall », « Wall of Death », « Devonside », « Vincent Black Lightning » ou « Beeswing » sans compter des albums mirifiques comme Mock Tudor ou Front Parlour Ballad .

Avec Electric, le troubadour folk-rock semble dire qu’il est de retour de façon séroieuse et fringante tant les morceaux sont charpentés et malmenés avec une assurance confondante. « Stony Gound » est un rocker méchant qui ouvre le bal et qui rappelle un peu la période sombre de ses débuts en solo. La seule différence est qu’il se refuse à toute profondeur émotionnelle et demeure sur le registre du venin. « Salford Sunday » marie étrangement mais avec une diabolique faconde des accords de guitare à la Mississippi John Hurt avec une narration urbaine façon Ray Davies. On retrouvera d’ailleurs le même schéma prolétarien sur « Stuck » qui sonne comme un hymne à la classe ouvrière et, de façon plus légère, un « Sally B » narrant joyeusement les folies érotiques d’un homme vieillissant.

Electric va poursuivre sur ce même registre, même si les décibels deviennent, peu à peu, moins accentués. La subtilité sera de mise avec l’élégant « My Enemy », une chanson d’amour traditionnelle mais à la mélodie limpide qui sera transcendée par un pont à la guitare qui va de l’élégiaque au rhythm’ and blues. « Good Things Happen To Nad People » sera une démonstration à la guitare plus « towshendienne » que Pete Townshend lui-même avec un solo démentiel. Sur « Another Small Thing In Her Favour » il ralentira la cadence pour nous proposer composition et vocaux sobres dans la veine d Blood on theTracks de Dylan et, sequencing sans doute volontaire, il rejoindra celui-ci dans la ferveur religieuse qui alimente l’orgue de « Strazight And Narrow ». Celle-ci sera contrebalancée par un « The Snow Goose » acoustique mêlant habilement anxiété et désir, preuve que Thompson est capable de se frotter avec inspiration à toute l’éventail des musiques populaires qu’il a décidé d’aborder.

Ajoutez-y une production claquante et fraiche (Buddy Miller), au diapason de l’humeur de notre artiste et vous aurez avec Electric un album élégant, incendiaire, capiteux, éclectique, original (et électrifiant). Un album de Richard Thompson tout simplement…

11 février 2013 - Posted by | Chroniques du Coeur | , , , ,

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