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The Holydrug Couple: « Noctuary »

Le duo The Holydrug Couple fait partie, au même titre que Föllakzoid, de la scène rock psychédélique qui semble éclore en ce moment au Chili. Tout comme lui aussi, il partage le même label de Brooklyn, Bare Bones.

À l’inverse de ces derniers pourtant, il ne nous emmène pas dans un voyage où l’obscurité prévaut mais plutôt dans un univers dans lesquels les schémas bluesy demeurent prégnants.

Sur leur deuxième album, Noctuary, la toile de fond sera donc celle d’une tapisserie doucement tissée et donc les circonvolutions répétitives seront confortables et presque chaleureuses (le disque a été enregistré dans leur « home studio »).

Ce choix contribue à apporter une atmosphère de méditation relaxante, intérieure donc,plutôt que de s’inscrire dans un courant qui se voudrait une explosion au-delà des limites de nos consciences.

Même s’il s’agit d’une « dérive », ce qui frappe le plus dans Noctuary est la nature concise de l’album. Nulle place n’est donc accordée aux longs délires soniques, trop souvent synonymes d’inefficacité dans ce cas, comme si le groupe souhaitait pointer directement vers l’essentiel sans perdre de temps ni faire étalage de trop d’auto-indulgence.

En bref, pour atteindre le cœur des choses, The Holydrug Couple choisit la démarche de l’impact direct plutôt que celle des jam sessions en spirale. Ne restera plus par conséquent qu’à ajouter un sens des textures pour ajouter profondeur à l’ensemble et une autre dimension aux climats oniriques auxquels il s’efforce de nous convier.

★★★☆☆

29 janvier 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Follakzoid: « II »

Föllakzoid est un groupe de psyche-pop originaire du Chili. Ce deuxième album offre par conséquent une musique labyrinthique (le combo s’est fait connaître par des longs « freak shows ») et le plus souvent sombre.

Le résultat en est contrasté car, malgré des morceaux qui s’étirent et intègrent ainsi la tonalité d’une jam session de space rock, les sensations qui priment sont celles d’un exercice détaché et même solitaire. Les grooves sont solides et tenaces, s’incrustent pourtant en nous par leur côté syncopé, mais les pédales d’écho relaient, a contrario, le son d’une manière glaçante tout comme l’usage des renforts pourvoyés par l’électronique.

L’effet visé est celui de transe avec cette constance des « dones » qui louvoient d’une façon qui semble sans but au travers des structures répétitives. Celles-ci sont construites de manière métronomique autour d’un maximum de deux notes de basse, d’un seul accord et de percussions à la régularité hypnotique.

On comprend dans quel passé Föllakzoid puise ses influences : le Krautrock et en particulier Can. Seules idiosyncrasies, les vocaux sont curieusement intermittents et les synthétiseurs sont alliés à la guitare pour créer des textures qui simulent des mouvements spasmodiques. « Pulsar » va ainsi sonner de façon sinistre comme un croisement de Can et de Joy Divison s’étirant sur près de 15 minutes. II ne totalise en effet que cinq morceaux ; ajoutant une impression brumeuse et pénétrante à la glaciation qu’il évoque. Ce sera une écoute idéale pour ceux qui veulent s’imprégner d’une musique « ambient » jalonnée de pics et de fossés douteux.

★★½☆☆

29 janvier 2013 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire