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Villagers: « {Awayland} »

The Villagers reviennent avec un ensemble de compositions encore plus urgentes, éclatantes et aux facettes encore plus invraisemblables que celles de leur premier album Becoming a Jackal nominé aux Mercury Awards.

Son leader, Conor O’Brien est responsable de ce grand bond en avant lui dont la voix peut se muer en ces trilles, claires et vastes, façon Jonathan Donahue ou en ces balbutiements rauques à la Sparklehorse. C’est, de prime abord, cette faculté de jongler entre amplitude intense et retenue plus intime qui va servir d’axe à ce {Awayland}, lui permettant de bâtirr une digue à des titres qui ne demanderaient qu’à s’étendre de façon irraisonnée.

On pressent, de ce point de vue, ce qu’auraient pu devenir « The Waves » dont las cordes cacophoniques sont presque limites, ou le chorus majestueux qui segmente un dramatique « Earthly Pleasure » qui n’est pas loin de sonner comme une rencontre entre dEUS, Pulp Et Divine Comedy.

On le voit donc, The Villagers ont su donner une touche particulière à leur approche bucolique et ils la parsèment de schémas épiques qui ont la bonne idée, si on peut dire, de ne pas s’éparpiller mais, au contraire, d’apporter un contrefort à une pop chaleureuse. « My Lightouse » » ouvrira ainsi le disque sur une tonalité délicate à la Jeff Buckley avec sa combinaison d’arpèges de guitares et d’harmonies vocales murmurantes. Ce seront les textes, évoquant l’humanité et le riduicule de ses défauts, qui procureront éveil et celui-ci se concrétisera par des changements d’accords grinçants façon Forever Changes des Love.

On l’a vu, « The Waves » et « Earthly Pleasure » seront comme des projections sur grand écran avec un déluge d’arrangements à cordes et « Judgement Call » suivra alors avec un instantané rappelant XTC et l’exaltante et douce amère beauté pop constituée par « Nothing Arrived ».

« The Bell », lui, apportera ce contrepoint discordant propre à Sparklehorse, intensifié par la chanson titre, instrumental où le finger picking élégant fera peu à peu place à des cordes intraitables et des vocables chargés d’effets en reverb.

La suite est tout aussi versatile et surprenante ; la ligne de basse rigide de « Passing A Message » se heurte puis se fond en la façon majestueuse qui se déploie dans un morceau qui aurait pu figurer dans un album de Divine Comedy tandis que « Grateful Song » déploie des arpèges aux synthétiseurs à la Muse et les aligne, comme pour déboulonner la composition, à des percussions chancelantes et une mandoline aux accords frénétiques. Tout naturellement (et soniquement) alors, la thématique tragique s’incrustera dans le phrasé répétitif de « In a Newfound Land You Are Free ».

{Awayland} pourra s’achever sur une sinuosité faite d’électroniques et de bruits animaux, « Rhythm Composer », qui exemplifiera la démarche de l’album.

On pourra aisément entrer dans l’attrait que constitue {Awayland} tant, à l’image de son titre, il nous transporte dans un bucolisme qui n’a plus rien de rupestre. Restera à voir si la familiarité des éléments utilisés ici parviendra un jour à cultiver ce sens de l’émerveillement que nous cherchons tous et qui est à peine entrevu ici.

 

18 janvier 2013 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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