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Three Legged Race: « Persuasive Barrier »

Il ne faudra pas chercher une quelconque assimilation à une musique soit gothique, soit progressive, soit, à la limite, heavy metal dans la pochette de cet album . Celui-ci est un projet parallèle, celui de Robert Beatty, leader de Head Police. Sans son propre nom, il avait enregistré un douze pouces qui montrait son évolutions vers des « beats » techno-friendly, Persuasive Barrier poursuit dans ce même chemin, chemin auquel il ajoute des atmosphères « ambient ».

En Anglais, « three legged race » signifie quelque chose d’embarrassant dans la mesure où on amalgame deux personnes n’ayant rien à voir ensemble mais obligées de l’être. Cet opus s’n fait jusqu’à un certain point le reflet. Robert Beatty semble pourtant parfaitement en contrôle de ce qu’il fait. Ce qui peut paraître gênant est la sensation que l’on passe d’un registre à l’autre, que l’on s’enfonce dans un labyrinthe de synthétiseurs, de notes qui traînent puis s’effilochent au fil de chambres d’échos se voulant dérangeantes. Le tout forme des mélodies visent à nous faire entrevoir des évènement effrayants mais elles sont si travaillées qu’elles se révèlent informes justement. Il y a, au travers de ces harmonies en diagonale, de ces schémas clivés, comme un acharnement à dépeindre la détérioration des choses. On en arrive, alors, à un paradoxe inattendu certainement pour Beatty : à force d’accumuler des variations incessantes, celles-ci sonnent

finalement prévisibles et Persuasive Barrier s’avère finalement itératif et donne l’impression que l’on monte, encore et encore,un même escalier en spirales. Et que celui-ci s’avère de plus en plus laborieux à gravir. Et, quand, à la fin, il daigne ou se résoud à chanter, il est déjà trop tard !

★★☆☆☆

12 janvier 2013 Posted by | Quickies | , , , | Laisser un commentaire

Cold Pumas: « Persistent Malaise »

On pourrait citer toutes les influences de ce groupe de Brighton sans risque de se dire qu’il y  quelque chose de renouvelé dans cet inventaire: Pavement, Sonic Youth, un peu de Kraut Rock et enfin de la New Wave. Considérant les sus-nommés il n’est guère étonnant que ce premier album des Cold Pumas sonne répétitif que ce soit dans les refrains discursifs post-punk d’un titre comme « Sherry Island » ou dans l’atmosphère pleine de tension que constitue « Fog Cutter ».

Persistent Malaise est, dans ce sens, un titre approprié car le disque peut aisément prendre l’allure d’une jam session qui continuerait tout au long de ses quelques quarante minutes et, qu’aussi, il parvient à infuser cet inconfort qu’il prétend soulever.

Il y a en effet peu de lueurs tout au long des huit morceaux, juste un éclair souriant mais à peine esquissé dans « Variety Lights » , le reste sera implacable grâce à une section rythmique robotisée, des vocaux occultant toute émotion et une guitare monolithique dans l’âpreté de sa tonalité. On touche parfois le domaine de la « no age music » (« The Modernist Crown »). L’énoncé du titre tout comme le morceau résument à eux seul l’esthétique des Cold Pumas de façon paradoxale. Il n’y a rien de moderniste dans les artistes auxquels on pourrait les apparenter. Les chemins ont été suffisamment explorés pour qu’on adopte une autre démarche : The Cold Pumas pourraient peut-être s’attacher aux détails mineurs de ce sur quoi ils se promènent pour créer un vision moins méthodique et, sans doute alors, plus obsédante.

★★½☆☆

12 janvier 2013 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire