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Foxygen: « Take the Kids off Broadway »

La problématique de ce duo originaire de l’État de Washington est de composer les chasons les plus biscornues possibles. Autre élément à prendre en compte: ayant appris que Anton Newcombe de BJM jouait plus de 75 instruments sur ses albums, ils décidèrent tous deux d’en apprendre le plus possible.

Sur Take the Kids off Broadway ces deux impératifs ont été respectés. Le disque démarre sur un « Abandon My Toys » évoquant à la fois les Kinks, Le Velvet Underground et le bricolage musical des premiers Beck. La chanson titre est, elle, digne du Bowie période « glam » avec ses constants changements de registres, mais la principale de Foxigen est indubitablement les Stones.

C’est flagrant avec « Make It Known » avec ses courtes interjections de cuivres mais plus encore avec un « Teenage Alien Blues » dépassant les dix minutes. Ici, Sam France et Jonathan Rado se lancent dans une longue « jam session » bruitiste dans laquelle les vocaux sonnent comme une copie conforme du jeune Jagger et qui n’est pas sans rappeler la première période du groupe, ce point charnière où il se débarrassait peu à peu de ses racines rhythm and blues. On y discerne en effet en arrière plan comme le riff de « Hang on Sloopy » tout comme celui de « Get Off Of My Cloud » qui allait amorcer le virage psychédélique du groupe.

Le reste du disque est à l’avenant, bigarré et avec une prise de son « pourrie » qui rappelle celle des « bootlegs albums » des early seventies. Take the Kids off Broadway est un premier opus à la fois captivant et irritant. Le groupe annonce un deuxième album à la suite de celui-ci pour très bientôt. Ne nous reste plus qu’à attendre pour voir…

★★½☆☆

3 janvier 2013 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Dent May: « Do Things »

Il avait sorti un premier album, The Good Feeling Music of Dent May & His Magnificent Ukulele, dont la particularité était une utilisation assez prononcée de l’instrument cité dans son titre. Puis Dent May s’était approché de la « dance music » sans son instrument de prédilection et avait sorti quelques titres sur Internet sous le nom de Dent Sweat.

Dent May est désormais de retour avec avec une approche qui cumule synthés, atmosphère « dance floor », guitares délicatement grattés (mais plis d’ukulélé) et des vocaux emprunts d’une nostalgie plaisante et aérée. On retrouvera donc sur Do Things cette bonne humeur et ce côté laid-back dont il ne semble jamais se départir mais avec un son beaucoup plus massif et dansant.

« Rent Money » et « Don’t Wait Too Long » s’enrichissent ainsi d’un groove mid-tempo et « Best Friends » nous offre une disco très « glitter ». Mais Dent May sait encore ne pas s’éloigner de ressources musicales plus organiques (un reggae bondissant, « Home Groan ») et surtout des chansons ou des ballades beaucoup plus pop comme « Tell Her » ou « Do Things » avec une production à la Beach Boys ou, mieux encore, des refrains enlevés comme « Weddind Day » et « Fun ».

Do Things est un exercice de style léger et séduisant où les synthés servent de toile de fond à des chansons apprêtées sans les envahir, leur apportant cette épaisseur qui manquait peut-être au premier album. Voilà un album cool, peuplé de chansons pop charmeuses et addictives ; un véritable disque de « good time music » en somme…

★★★½☆

3 janvier 2013 Posted by | Quickies | , , , , , | Laisser un commentaire