No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Kate Earl: « Stronger »

Troisième album de cette chanteuse native d’Alaska mais vivant désormais à Los Angeles. Lse deux précédents étaient imprégnés de gospel et de soul, Stronger la voit comme épouser l’endroit où elle a choisi de séjourner. Le résultat en est un disque de soft-rock qui trouverait justement sa place en un lieu (Laurel Canyon) et une période (les années 70).

Pour cela, elle s’est entourée de musiciens folk et country (Brett Dennen et Blake Mills) dont la présence renforce l’esprit communautaire en vogue à l’époque. On a donc droit à toute la panoplie du rock West Coast à la Jackson Browne : l’hymne romantique « I Don’t Want To Be Alone », le mi-sexy mi-réflectif « Raven » ou un « California » que n’aurait pas dédaigné le Steve Miller Band.

La constante sera par conséquent ces guitares en arpèges, ces légères nappes d’orgues et ces chorus vocaux aux harmonies travaillées.

Reste la voix de Kate Earl, suffisamment versatile pour évoquer, qui Linda Rondstadt, qui Natalie Merchant dont l’influence se fait d’ailleurs sentir sur « One WomanArmy ».

Le résultat n’est pas désagréable et fort bien exécuté mais l’impression générale en sera tiède. Les compositions ne parviennent pas à accrocher l’oreille, chose que les arrangements ne peuvent contrebalancer.

Stonger sonne en définitive trop convenu pour se singulariser ; ça n’est d’ailleurs que quand Earl se décide à dévoiler un côté plus tranchant (« I Get Around » et surtout « Loyalty ») que l’émotion parvient à surgir. Un peu maigre sur un total de 12 plages.

★★½☆☆

31 décembre 2012 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Des Chiffres & des Lettres…

Les chiffres sont parfois source de déplaisir et on peut souvent leur faire dire ce que l’on veut.

Ceux de notre hébergeur sont tombés pour cette fin d’année : en deux mois et demi d’existence, sans messages publicitaires, sans vouloir créer « buzz » ou « hype » » et simplement par le bouche à oreille nous avons recueillis plus de 1500 visiteurs.

La moyenne est donc de plus de 20 visiteurs par jours avec des pics à 50 !

Il n’est donc pas déraisonnable de remercier ceux qui nous honorent par leurs visites, tout comme ceux qui nous gratifient de commentaires et de messages, qu’ils soient encourageants ou polémiques.

Cela pèse encore peu sans doute mais c’est un début qui va au-delà de ce que l’on pouvait espérer au préalable.

Nous oeuvrerons encore mieux l’année prochaine pour que notre lectorat s’amplifie et qu’il reçoive la juste reconnaissance des efforts que nous continuerons à déployer sur la ligne qui est la nôtre.

QUE LE ROCK SOIT AVEC EUX !

Quant à nous, cela fait longtemps qu’il nous habite…

31 décembre 2012 Posted by | Humeurs et (parfois) humour | Laisser un commentaire

The Garlands: « The Garlands »

Cet album éponyme de The Garlands est une nouvelle et notable addition de ce qui constitue la pop indé suédoise. On pourrait facilement les comparer à The Radio Dept. ou The Concretes mais ils semblent également capables de regarder au-delà de leur terre natale. On trouve, en effet, des éléments qui les rapprochent du stylisme de Camera Obscura, de la pop carillonnante des Popguns ou celle, très proche des Pastels, des Shop Assistants.

Comme de bien entendu, soin sera apporté aux mélodies, très chamarrées, aux harmonies à plusieurs voix élevées et enlevées et à un son de guitare gracile mais efficace.

Le groupe, originaire de Stockholm, existe depuis 2007 ce qui implique qu’ils ont appris à maîtriser les canons de cette pop dont ils se réclament. Les morceaux ne dépassent pas les trois minutes et revendiquent instantanéité et luminosité. Les vocaux sont invariablement doux et sucrés, mais l’indigestion est évitée par le tempo et le muscle qui sont donnés aux arrangements. Ceux-ci maintiennent nerf et vigueur, tout comme sentiment exaltation proche de la surmultipliée. Difficile de distinguer un titre parmi un autre néanmoins (hormis peut-être « Chandeliers » ou « Don’t Cry » qui ralentissent un peu la cadence) car tout est tendu vers un seul registre. Bien effectué, il est pourtant sans ce véritable génie qui pourrait apporter des plus. Ceux-ci se nommeraient moments de grâce plutôt que simples euphories, ou nuances d’ombres que savait si bien prodiguer à sa pop ensoleillée un combo comme The Turtles sur certains de leurs « hits ».

★★★☆☆

31 décembre 2012 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire