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Tyvek: « On Triple Beams »

Tyvek est un groupe de punk rock originaire de Detroit ce qui, en soi, a déjà valeur de référence On Triple Beams est leur cinquième album en trois ans ce qui est également indicateur de leur productivité et d’une certaine « éthique » propre au genre. Ce disque est censé être plus ouvert et plus optimiste que les précédents ; on ne sait si on doit être surpris ou crédule.

Le vocaliste, Kevin Boyer, a trouvé un segment auquel il ne déroge pas : note haute, note basse, note encore plus haute. Le tout asséné de façon monolithique, reflet sans doute de ce que la vie a Detroit a toujours été.

« Scaling » va donc ouvrir l’ « opus » sur un fo,d de guitares acérées et frappées comme s’il s’agissait d’en briser les cordes. Le reste des titre va suivre cette même structure rigide, avec son lot de phrases répétées ad nauseum (« Effeciency », . »Wayne County Roads »).

On Triple Beams ne recèle donc aucune mélodie, aucune notre, chorus ou refrain. C’est un album basique et revendiquant cette approche primale et primaire. Inécoutable hormis, peut-être, en concert. Il paraît qu’un disque enregistré comme dans une cave peut avoir un charme ; Tyvek ont au fond inventé un style qui leur est propre : le « low-fi » qui déchire. Cela ne peut intéresser que ceux pour qui ce minimalisme est un choix et non une obligation. On peut, à la limite s’attarder, sur une pochette crypto-Bauhaus façon A Different Kind Of Tension ou Another Music In  A Different Kitchen mais le verdict serait encore plus impitoyable: n’est pas The Buzzcocks qui veut…

★½☆☆☆

25 décembre 2012 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Black Prairie: « A Tear in the Eye Is a Wound in the Heart »

Que Black Prairie ait été fondé par trois membres des Decemberists ne peut qu’attirer l’attention ; qu’ils aient souhait développer un groupe parallèle plus axé sur les musiques « roots » et « world » montre qu’ils ne sont pas un avatar de leur groupe d’origine.

Leur premier album était un disque instrumental mêlant refrains des Appalaches et influences tziganes, celui-ci s’enrichit de vocaux féminins (Annalisa Tornfelt) dont les nuances apportent une touche plus profonde et émotionnelle. Sa voix est calme, dénuée de toute hâte, prodiguant presque du réconfort sur des titres comme « Rock of Ages » ou « Nowhere Massachusetts » avec, comme sur l’album précédent, une instrumentation traditionnelle (dobro) et puisant dans le folklore de l’Europe de l’Est (violon) et des tempos qui conjuguent quadrille (« Dirty River Stomp ») et humeurs bohémiennes paresseuses mais envoûtantes (« .Winter Wind ») ou valses (« Taraf »).

Au fond, la très belle couverture de A Tear In The Eyes Is A Wound In The Heart évoque on ne peut mieux la tonalité cinématographique plus que baroque de l’album. Il est plongé dans l’Americana « For The Love of John Hartford », « Lay Me Down in Tennessee » qui mentionne Elvis Presley) mais, en même temps, il est parsemé d’instrumentaux qui développent une perception impressionniste et étrangère de l’ensemble.

Si on ne peut, en outre, louer les arrangements et leur mise en place, il faut noter la virtuosité avec laquelle ceux-ci semblent dériver vers des directions inimaginables et incongrues. Bref, sous une apparence on ne peut plus traditionaliste, Black Praire ravive un folk qui se veut à la fois comme sorti du coin de ferme du Mid-West tout en visant les contrées plus lointaines de la partie orientale de notre Vieux Continent.

★★★☆☆

25 décembre 2012 Posted by | Quickies | , , , , | Laisser un commentaire

Garage Dropout: « Bubblegum Graveyard »

Nuggets, la compilation réalisée par Lenny Kaye, puisait aux racines du « garage rock ». Il ne se doutait sans doute pas qu’elle serait la pierre angulaire de ce même mouvement et qu’elle donnerait naissance à un nombre incalculable de combos s ‘y référant. Apache Dropout est un de ces groupes contemporains qui, malgré les tendances actuelles du rock, continuent à brandir cette flamme.

Trio originaire de Bloomington dans l’Indiana, leur musique est simple et basique avec, sur ce deuxième album, des compositions qui continuent à faire perdurer fuzz guitars, rock acide et freaky et vibrations qui essaient de capturer l’essence d’un rock qui serait synonyme de violence sonique et d’hallucinations.

Bubblegum Graveyard puise pourtant à d’autre sources ; la musique « psyché-bubblegum » de groupes comme The Lemon Pipers, comme un témoigne le titre d’ouverture, un Archie’s Army » sautillant en diable et des chansons d’amour pleines de fanfaronnades et de panache comme un « 1-2-3 Red LIght » qui ose toutefois s’aventurer sur le terrain d’une nostalgie guimauve avec des harmonies chantonnantes et un rythme de surboum adolescente comme on disait à l’époque.

C’est néanmoins le « graveyard » qui prédomine avec des emprunts aux Standells (« Robbin’ The Bank »), aux 13th Floor Elevators (« Katie Verlaine ») ou à Syd Barret (« Hey Valentine »).

Bubblegum Graveyard est donc un pèlerinage « trippy » enrobé de quelques sucreries ; il ravira les connaisseurs et enchantera ceux qui ont découvert le « garage rock » avec The Vaccines.

★★★½☆

25 décembre 2012 Posted by | Quickies | , , , | Laisser un commentaire