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Woods: « Bend Beyond »

On dit que l’environnement dans lequel nous vivons influence la musique que nous écoutons et faisons ; c’est souvent le cas. On serait pourtant fort étonné que Woods (ou plutôt son leader Jeremy Earl) vient de Brooklyn. Même s’il a, depuis peu, déménagé au Nord de l’état de New York, sous un décor plus rupestre donc, ses disques continuent à sonner comme s’ils émanaient de des climats ensoleillés de la Côte Ouest.

Bend Beyond est le premier album enregistré dans ce nouveau cadre mais, comme Earl et son groupe ont choisi de ne pas entrer dans un schéma de retraite, il distille toujours ces tonalités ouvertes , revigorantes et presque jubilatoires.

Les influences restent les mêmes, une instrumentation qu’on pourrait qualifier de roots et qui demeure volontaire avec ces guitares acides rappelant les Buffalo Springfield, ces arpèges et claviers qui semblent aérer une atmosphère faite de grandes routes et d’espaces infinis.

La voix haut perchée de Earl, servie par de merveilleuses harmonies vocales, permet en outre de véhiculer ces mêmes sensations. Plutôt que opter pour une féminisation, il s’emploie avec succès à sonner de façon fraîche et délicate, un peu comme Neil Young mais sans cette infusion de mélancolie qui perce régulièrement chez « The Loner ».

Des morceaux comme « Is It Honest ? » ou « Impossible Sky » débordent d’optimisme et d’une assurance que même un « downer » comme « Something Surreal » ne peut égratigner. Le groupe sait impeccablement se montrer virulent sur un « Size Meets The Sound », « rocker » dont les relents semblent échappés d’une compilation garage comme Nuggets ou faire preuve d’une vivacité confondante avec le trop court instrumental « Cascade » dont le titre parle de lui-même.

La production est exemplaire ; elle laisse place à espace et instrumentation mais permet aussi de donner libre cours à un esprit « jam session » comme sur « Bend Beyond ». Ce morceau-titre résume presque à lui tout seul ce qui pourrait être l’âm emusicale de ce disque, Neil Young toujours et encore mais, cette fois, celui de Everybody Knows This Is Nowhere.

Que Woods parvienne à faire resurgir de tels icônes sans paraître daté est plusd que remarquable ; les compositions sont fortes, très fortes même, l’interprétation (en particulier la batterie) oscille parfaitement entre aménité et efficacité, Bend Beyond est sans nul doute l’album de la concrétisation pour Woods. On pourrait presque dire celui de la réalisation et d’une perfection qui n’est pas loin d’égaler celle des légendes dont il s’inspire.

14 décembre 2012 - Posted by | Chroniques du Coeur | , , , ,

Un commentaire »

  1. […] quand un hit inespéré, « Songs of Shame » les a placés sur le devant de la scène. Après Bend Beyond, les voilà de retour pour un With Light And With Love où ils approfondissent ce mélange entre […]

    Ping par Woods: "With Light & With Love" | No BS: Just Rock & Roll! | 15 avril 2014 | Réponse


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