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Spector: « Enjoy It While It Lasts »

https://i2.wp.com/www.recordstore.co.uk/media/AbstractArticle/image/WarehouseArticle-66359/Spector-Enjoy-It-While-It-Lasts.jpgSpector se nommait auparavant Spectre (comme l’organisation que combattait James Bond) mais des problème de copyright avaient obligé le quintette londonien à se transformer en Spector, patronyme qui se voulait, lui aussi, référence à une certaine époque puisque choisi en l’honneur du légendaire producteur.

Même démarche il semblerait dans le choix des titres de ses disques. Un « single », « Never Fade Away » paru en 2011 qui, d’une part vise à véhiculer un certaine volontarisme et qui, d’autre part, a généré suffisamment de « buzz » pour que Spector soit le seul groupe à guitares nominé pour 2011. (Ce qui en dit long, déplorons-le, sur l’état de la scène musicale anglaise).

2012 les voit, enfin, sortir leur premier album, le significatif Enjoy It While It Lasts » , lui, proclamerait au contraire, que la « pop » n’a qu’une fonction récréative et peu durable. On peut rappeler, à cet égard, que le premier combo de leur leader Fred Macpherson se nommait « Les Incompetents » (en Français dans le texte), signal lui aussi on ne peut plus explicite.

Face à ces « enrobages », il convient plutôt alors de se pencher sur ce qui est la substance de Spector (et de cette chronique, (sic!)), à savoir sa musique. Celle-ci emprunte aux Strokes (« Twenty Nothing »), à Roxy Music (le phrasé velouté à la Bryan Ferry de Macpherson) ou aux Killers (« Tue Love for Now), « Chevy Thunder »). Vous y rajoutez une bonne dose de Kaiser Chiefs pour qui ils ont ouvert plusieurs fois et de Razolight sur sur « Friday Night, Don’t Ever Let It End » ou « What You Wanted » et vous obtenez un disque simple, direct et parfois même réjouissant.

La plus grande partie de Enjoy It While It Lasts est donc constituée d’une sorte de copier/coller des canons existants de la pop, entraînant et sympathique mais pas fondamentalement original.

On aurait tort pourtant de ne voir en Spector que des simples émulateurs pop-rock stricto-sensu. Il se montrent capables de se révéler plus surprenants et divers. On peut apprécier les excroissances trip-hop de « Grim Reefer », le « crooning » Neo Romantique de « Lay Low » où le spectorien en diable « Grey Shirt & Tie ».

Au total, voilà un premier disque qui envoie des signaux plus contrastés qu’on aurait plu le croire. Il se termine sur un « Never Fade Away » assez grandiose dans lequel Macpherson proclame : « You know I’ll never fade away ». Reste à savoir s’il s’agit d’une prédiction optimiste et réaliste ou d’un vœu pieux.

3 décembre 2012 - Posted by | On peut se laisser tenter | , , , , ,

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