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Stagnant Pools: « Temporary Room »

jEncore un duo américain à l’image de leurs compatriotes Black Keys ou White Stripes. Composés des frères Bryan et Douglass Enas, Stagnant Pools officient avec la désormais classique structure duale Ce n’est cependant pas à du blues lourd et crasseux que se livrent nos deux musiciens, mais à un post-rock arty qui rappelle un peu Joy Division, Sonic Youth, Interpol, The Editors ou Cure.

L’univers du groupe est, tout au long des douze titre qui composent Temporary Room, à la fois fragile et écorché tout ceci ce faisant dans une langueur et une introspection digne des groupes les plus « British ».
Le disque a été enregistré en une journée (expliquant sans doute une certaine unité de sons) et emporte l’auditeur dans un voyage froid et éthéré, où un chant neurasthénique et monocorde (trop parfois), le tout étant porté par des nappes de guitares plombées, qui semblent vouloir accompagner laborieusement un réveil que la monotonie des tempos rend difficile.

On a donc affaire à un album où règne claustrophobie pesante et sinistre, impression étayée par une production envahissante, noyant les titres et ne procurant à aucun moment un quelconque espace. Derrière ce mur sonique, seul le chant et atonal entre en contradiction avec lune batterie plus nerveuse comme si Temper Trap hésitait encore entre rendre les vocaux plus incisifs ou donner un climat plus rêveur aux rythmiques. L’ensemble s’avère robotique et on peine à entrer dans ces compositions trop semblalbe que son « Illusions », « Consistency » (la bien nommée!) « Dreaming of You » ou « Maze of Graves » .

On comprend tout à fait le concept qui agite les frères Enas. Il est profond et certainement pas vulgaire. Reste que porter sur ses épaules un monde de tristesse et de rêverie mélancolique nécessite une esthétique où pointeraient un peu plus de subtilités et de raffinement. Ce premier disque ne fait que poser les jalons de leur univers, avec encore un peu de difficultés à se dégager des influences premières. On pourra alors espérer que le duo fera, si plus tard il y a, autre chose que stagner dans cette pièce (ou espace) temporaire où il nous a conviés.

1 décembre 2012 - Posted by | On peut faire l'impasse | ,

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