No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Pop Levi: « Medicine »

Selon ses propres dires, Pop Levi n’est ni de la terre ni de notre dimension dimension. Il est vrai que ce multi-instrumentiste de Liverpool avait, sur son premier opus, The Return to Form Black Magick Party vagabondé avec bonheur dans une pop « sixties » et glam façon T. Rex et que sur le suivant, Never Never Love, il avait adopté un son plus « funky » à la Prince pour un disque enregistré à Los Angeles.

Ici, il explique que son dernier effort a été « enregistré par une autre version de moi dans une autre dimension, puis transmis à cette version de moi pendant de longues séances de caisson d’isolation sensorielle. »

Foin de théorisation ou d’élucubrations pour Medicine qui, lui, plonge dans le glam rock, electro funk, et ce qui Levi nomme « future rock ». Cette étiquette à elle seule suffit à caractériser une genre qui ne signifie strictement rien, un peu comme si Levi voulait se proclamer roi des D.J.s (le disque est inondé d’electronica) tout en n’ayant aucune idée de la façon de faire tourner les platines.
C’est en réalité dommage, parce que sous tous ces « loops » et ces refrains saccadés propres surtout avant tout à vous donner la migraine (sons égaux et aigus, murs soniques d’où ne s’échappe aucune couche, diction hoquetée) on peut réellement se dire que Levi possède encore les talents musicaux qui nous avaient si enthousiasmés sur son premier album .

Le premier « single », « Strawberry Shake », est effilé comme un rasoir et une voix haut perchée est à mi-chemin entre Bowie et le heavy metal. Le titre, malheureusement lasse rapidement par des chorus refrains d’où n’émerge qu’un funk robotique et presque lobotomisé.

Sur bien des titres d’ailleurs, les riffs dégoulinant de sueur à la Marc Bolan se dégonflent rapidement comme sur « Police $ ign » ou « Runaround Midnite », vaines tentatives à émuler The Strokes.
En fait, Levi a conçu un disque « venu d’ailleurs » pour reprendre sa terminologie, objet hybride où se côtoient rock traditionnel (« Motorcycle 666 », « Rock Solid ») et incursions dans des tripatouillages électroniques qui génèrent une impression d’hystérie non maîtrisée mais dont, la résultante est, hélas, plus chaotique que’entraînante.

Ça n’est finalement que quand Levi se pique de ballades qu’il est le plus convaincant : « Coming Down » est preuve que l’artiste sait encore écrire des mélodies et « Bye Byes » qu’il sait mettre à nu ses émotions.

C’est peu, bien trop peu, pour quelqu’un qui donnait l’impression d’énormes potentialités. On n’est jamais plus déçu que par les gens dont on attend, à tort en l’occurrence ici, le meilleur.

27 novembre 2012 - Posted by | Chroniques qui gueulent | , , ,

Aucun commentaire pour l’instant.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :