No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Interview de Ken Stringfellow: Un Éclectisme Fédérateur…

Ken Stringfellow est un des rois de la mouvance « indie »: comment décrire autrement d’ailleurs  un homme qui a joué pour – et pas seulement avec, mais pour – Big Star, REM et bien sûr The Posies, groupe qui constitue, avec Jon Auer, la façade la plus éminente de son répertoire? Stringfellow est désormais le leader du groupe garage basé à Oslo The Disciplines, mais pour le moment l’attention doit se tourner sur son quatrième album solo, le magnifique Danzig in the Moon, une magistrale démonstration de pop-rock mélodique.


Depuis combien de temps cet album est-il en préparation? Toutes les chansons en ont-elles été écrites simultanément ?
Il faut revenir à mon dernier album, Soft Commands, sorti en 2004. Depuis, en 2006, j’ai fait une tournée de promotion majeure pour l’album et commencé déjà à penser au suivant. Mais, en même temps, j’avais commencé ce groupe en Norvège, The Disciplines et on a passé l’année suivante à développer des chansons pour un disque sorti en 2008, puis un autre, en 2011. Entretemps The Posies ont publié Blood /Candy pour lequel nous avons pas mal tournée. Danzig a donc pris le relais des nombreux projets auxquels je participais.
Il est psychologiquement difficile pour moi de consacrer les mêmes intensité et conviction à mon travail en solo que celle que je déploie avec des groupes ou en tant que producteur car je n’ai personne pour me stimuler. Vous devez dépenser de l’argent ce, qui est toujours intimidant. Il est pour moi de me convaincre que faire un album c’est faire preuve d’une auto-indulgence qui ne se justifie pas. C’est étrange, parce que, dans mon analyse finalel, les enregistrements solo et mes prestations avec des groupes constituent, depuis une dizaine d’années, mes plus grandes forces musicales. Cela fait donc aussi fait partie des réponses à vos questions.
Entretemps, en 2007, à deux reprises, j’ai loué une habitation dans un village calme – en Bourgogne, puis sur la côte atlantique française, et ai passé en tout deux semaines à éciomposer . Un grand nombre de chansons proviennent de ces sessions d’écriture (environ la moitié de cet album), et deux chansons du dernier album The Posies, En d’autres termes, vous voyez quee temps et ma psychologie ne s’accordent pas.

Il y a eu une autre période, vers 2008, où j’ai écrit quelques-uns des, autres airs, du moins la musique. Quand j’étais en studio pour enregistrer les chansons que je connaissais bien, j’ai trouvé des démos instrumentales qui sont devenues « Drop Your Pride »et « You’re the Gold ». J’ai enregistré cette musique durant les sessions principales de l’album , ai composé les textes puis j’ai fait les « overdubs » dans ma maison de Paris. « Drop Your Pride » avait besoin d’« id », donc j’ai passé deux nuits à écrire des paroles hilarantes et à improviser avec des quantités toujours plus grandes de champagne … Vous pouvez vraiment l’entendre sur quelques vers.
« Pray » était une musique que j’avais écrite l’an dernier pour un artiste français, mais il n’a jamais eu le temps de terminer ses paroles, alors j’ai pris la musique et lui a donné une tournure différente avec des textes rédigés au cours de la session.

C’est une constante chez vous ?
Cela a été vrai de mes albums solo en général – J’aime mélanger les chansons qui ont été conçues pour, dirons-nous, être jouées en live, etc, avec des choses qui viennennt en vie dans le studio, où lors de l’enregistrement alors que je n’ai aucune idée de vers où je vais aller. Là, bien sûr, il ya une grande dimension exploratoire.
« Jesus Was an Only Child », le premier morceau, a été assemblé à partir d’une « jam session » avec TheLAB, le duo de production qui a mixé mon album, à Los Angeles. Nous avons fait quelques boeufs, il a toujours été prévu que la partie de piano doux à la base mène à quelque chose de plus intense, les percussions en particulier. Ils ont fait un excellent travail pour modifier ces idées en un seul arrangement, et quand , en début d’année pour le mixage,je me suis retrouvé dans leur studio où ils m’avaient laissé seul avec un micro, j’ai écrit et enregistré les paroles en une séance d’une nuit.
« Odorless, Colorless, Tasteless » a été composée par la violoncelliste Annie Tangberg du Trio West Side . J’ai beaucoup travaillé avec elle sur différents albums et on a pensé qu’elle devrait intervenir au cours de l’organisation de la composition. Cela a constitué le premier jet. Comme sur « Jesus » j’ai réalisé la musique autour de moi et quand je suis arrivé à Los Angeles, j’ai eu une deuxième session toute la nuit où j’ai écrit les paroles, qu’elle chantait le lendemain.
«  Birds 4AM » a été écrit en une unique session dans ce studio de claviers Electric Piano Services, aux Pays-Bas. J’ai composé les paroles à Paris.

J’avais fait une « demo » de « Superwise » il ya quelques années en Italie, pour une compilation qui n’a jamais vu le jour. Aussi je l’ai ré-enregistré pour cet album.

Vous êtes toujours aussi éclectique, y compris dans votre façon de travailler…
En un sens, cet album pourrait presque avoir été enregistrées il y a quelques années, mais il est le fruit de toutes les expériences musicales que j’ai eues en travaillant sur autant de projets intéressants. Je crois que je n’aurais pas pu faire ce disque sinon. Je pense également que les textes paroles écrits pendant les sessions ont une profondeur, une solennité et une exhaustivité conceptuelles qui ont certainement bénéficié de cette attente du moment propice.

Il a un son vraiment plus large par rapport à vos enregistrements solo précédents. Était-ce quelque chose que vous aviez toujours voulu faire ou cela s’est-il produit sans y songer?
Ce qui s’est passé est qu’il y a eu une augmentation exponentielle des projets sur lesquels j’ai travaillé de 2004 à2012 par rapport aux autres intervalles entre les albums. Toute cette connaissance est cumulative et elle m’a offert de bien meilleurs compétences dans plusieurs domaines  :comment tirer le meilleur parti d’un studio, en est un, mais celui qui est plus délicat à atteindre est savoir avec qui vous devez travailler.
Il est bon de savoir que beaucoup de musiciens diffèrent de sorte que vous avez un sens de la comparaison – qui s’avère compatible avec votre matériel, et qui peut, également, vous donner droit à de l’inattendu. J’ai pris une excellente équipe, et en ce sens, ont peut dire que la chance m’a souri, mais celle-ci est un effet et non une cause. Ces excellents musiciens m’ont également fait l’honneur de venir me chercher.
Pour le premier album (
This Sounds Like Goodbye, 1997), j’ai écrit et à enregistré en une ou deux heures surr chaque titre à partir des germe d’idées que j’avais pour le mixage final. C’étaient des conditions que je m’étais imposé pour garder les choses à l’état brut sans cette préciosité qui est un de mes défauts et que j’ai souvent eue avec certains morceaux des Posies.
Le deuxième album (Touched, 2001) a été enregistré dans un studio analogique magnifique, le Fidelitorium Mitch Easter. Encore une fois, pour m’empêcher de garder des choses trop luxuriantes, j’ai fini par utiliser presque entièrement mes mélanges bruts qui ont été faits en un jour, au total. Bien qu’il y ait beaucoup d’«  overdubs  » sur cet album, ça ne semble pas être la cas. L’absence d’effets maintient le niveau sonore modeste, ce qui me plaît.
Le troisième album (Soft Commands, 2004) était un mélange de numérique et d’analogique. Il y a une énorme quantité de morceaux sur ce disque, et j’étais assez content de ces amalgames. Aujourd’hui, par comparaison, je peux néanmoins voir combien le son était petit numériquement, très milieu des années 2000.

Disons que les enregistrements de Danzig sont à mille lieues des autres: en partie à cause du studio, en partie en raison de l’enregistrement en soi, à savoir comment obtenir le maximum d’une situation d’enregistrement. Enfin le jeu instrumental des musiciens y est pour beaucoup. Le studio où j’ai fait presque tout le suivi, l’ICP à Bruxelles, en est une composante majeure de cet album. Toutes les chansons, sauf «Jesus» et «Odorless» ont été finalisés là-bas. J’y ai fait pas mal de sessions, et je suis convaincu que soniquement c’est un des meilleurs studios de la planète.
La plupart du «track listing» a été fait dans l’atelier de Neve «C». J’en ai fait aussi dans leur leur pièce SSL et les «overdubs» dans le « studio D » qui a une incroyable console «vintage» Telefunken.Ces environnements différents, plus le nombre considérable d’instruments, pédales, amplis, matériel externe, etc – ainsi que l’ingénieur, Dierickx «Shelle» Michel – ont été un atout majeur, si ce n’est pas le plus grand, dans la composante du son de l’album. Shelle a travaillé à l’ICP pendant trente ans, et c’est toujours génial d’avoir la confiance d’un ingénieur expérimenté pour vous guider.
Ensuite, il y a le fait que cet album a été suivi en direct, contrairement à précédemment. Ceci est un facteur important aussi.
Donc, quand les pistes de base ont été réalisées, je suis rentré chez moi à Paris pour faire les «overdubs». Il n’y avait vraiment pas grand-chose qui manquait: les pistes avait une ambiance et une profondeur qui me semblaient abouties. Dans de nombreux cas, j’avais déjà fait les vocaux, donc, avec les chansons, il s’agissait avant tout d’ajouter un tambourin ou quelque chose comme ça. Certaines des chansons avaient besoin d’un remix paroles et / ou le chant, et ça a été fait à Paris. Mais j’aurais pu faire un mix grossier ça et là et obtenir un album plus que correct. Tout ceci pour vous dire combien les conditions d’enregistrement étaient idéales.

Quelle partie de l’instrumentation de l’album avez-vous géré vous-même? Et qui d’autre a participé à sa réalisation?
Le noyau central est constitué des gens avec qui je travaille le plus souvent dans mes productions. En réalité, ces deux dernières années, j’ai travaillé sur beaucoup d’albums avec JB Meijers, qui est un musicien, producteur, et arrangeur, basé à Amsterdam. Il m’a contacté il y a trois ans pour jouer sur son dernier album solo, Catching Ophelia. Depuis nous avons travaillé ensemble sur plusieurs projets. C’estt JB qui a proposé que les séances se déroulent de la manière dont elles l’ont été. Il avait apporté beaucoup d’albums à l’ICP de ces dernières années et ils lui ont offert des conditions avantageuse pour son propre projet. Il m’a proposé de réserver le studio à deux et d’enregistrer nos deux albums simultanément, avec les musiciens avec qui nous travaillions souvent dans nos projets communs. Nous avons donc eu Joost Kroon à la batterie, et Pim Kops sur les claviers, et JB et moi échangions la basse, la guitare, les claviers quand c’était nécessaire. Nous avons enregistré une douzaine de morceaux en Novembre-Décembre de l’année dernière et je pense que nous avons passé en tout 12 jours à l’ICP. Je dirais donc que sur la plupart des morceaux nous avec fonctionné commet un groupe de quatre musiciens. Cet album n’aurait donc pas eu lieu sans cette proposition de JB, et je pense d’ailleurs que les résultats parlent d’eux-mêmes.
Pendant que j’étais à Bruxelles,
quelques personnes sont venues assurer certaines parties. Une de mes amies y vivait désormais avec un pianiste de jazz, Matthieu Vandenabeele, aussi je lui ai demande de jouer du piano et du synthé sur la troisième partie essentiellement instrumentale de « 4AM Birds ». Eva Auad, une chanteuse néerlandaise dont j’avais produit l’album avec JB, est venue et a ajouté sa voix sur quelques titres. Et Sonja van Hamel, une autre chanteuse néerlandaise que j’avais également produite avec JB, a assuré quelques vocaux et a joué de la guitaret et de l’Omnichord sur certaines chansons. Elle a également également réalisé le graphisme et le packaging du disque d’ailleurs.
Pendant ce temps, j’avais été invité à collaborer avec un duo de production appelée TheLAB, deux
types de Los Angeles, sur une de leurs chansons (les résultats sont vraiment incroyables et vous entendrez bientôt). Ainsi, en Décembre je suis allé à Los Angeles pour travailler dessus dans leur studio et en même temps, nous avons enregistré la musique de « Jesus ». Ils y jouent tous deux de la batterie, du piano, et d’autres trucs que je ne connais pas … Is ont une façon bien à eux d’assembler des instruments dans un mix et ils l’ont fait tout au long de l’album. C’était si très subtil que je n’ai aucune idée de ce qu’ils ont ajouté au total. Leur mix a été une partie importante du casse-tête ici aussi. J’avais mixé cet album un peu comme sur Soft Commands mais eux étaient beaucoup plus sélectifs dans leur façon de trier les pistes.
Sonja a également
participé aux sessions d’overdubs de clavier que j’ai réalisées, au sein des Services du Parlement européen en Octobre et Décembre. C’est ainsi que « Birds 4AM  a été conçu, avant que je n‘ajoute batterie et basse à l’ICP. Ensuite, nous avons eu le Trio West Side, un trio à cordes dirigé par Annie avec qui j’avais travaillé sur plusieurs enregistrements, qui ont fait toutes les cordes de l’album. Il y a eu aussi plusieurs sessions de cuivres ; Craig Flory en a organisé une à Seattle et plusieurs joueurs de cor hollandais ont fait leurs parties dans les différentes sessions. Quelques unes qui ont été réalisées à Los Angeles.
Sur « Doesn’t it Remind you of Something », le duo a été enregistré à Seattle avec Charity Rose Thielen en tête du choeur, et à Los Angeles avec Margaret Cho pour le chant. Pour les cordes, les cors, et ces voix supplémentaires, je n’étais pas présent. Finalement, quand j’étais à Mumbai cette année, j’ai rencontré un ingénieur de studio nommé Dev qui a réussi à mettre à ma dispositions plusieurs musiciens de Bollywood : des percussions, du chant, une flûte et du sarengi, un instrument voisin du violon que l’on peut entendre sur « Jesus ». J’ai ainsi pu y amalgamer plusieurs parties .
Quant à
moi, j’ai joué les guitares rythmiques de base, et construit « 4 AM Birds » à partir d’un clavier. Mais je dois ajouter que tout a été délégué de manière optimale. Sur « Shit Talkers » il y a des overdubs et des parties de synthé et de guitare assez cools réalisés à l’ICP etc hez moi. La plupart du temps, je chantais. La performance la plus intéressante en termes de défi musical, c’est que « History Buffs » a été enregistré en direct, moi chantant et jouant du piano, accompagné par le groupe.

Le son de Danzig in the Moonlight est vraiment frais ; il aurait très bien pu être l’œuvre d’un groupe récent. Suivez-vous les nouveaux courants et si oui, quels artistes vous inspirent?
Je travaille constamment avec des jeunes artistes montants, et ils apportent toujours de nouvelles choses. Je me fais constamment envoyer de la musique et je fais attention aux critiques de presse. Dernièrement, j’ai été voir les Dirty Projectors, School of Seven Bells, Evening Hymns…

Qu’est-ce qui vous a décidé à signer sur Lojinx (un nouveau label)? Vous êtes certainement très proche de leur étiquette sonore. Êtes-vous fan de certains des artistes de leur catalogue?
Andrew [Campbell], le propriétaire du label, a montré beaucoup d’intérêt pour moi durant un certain temps, avec des idées sur ce qui fonctionnerait pour moi. Il est venu à Bruxelles cette année alors que je travaillais sur un autre projet, a écouté l’album en cours. Son attitude est professionnelle et expérimentée. J‘appréciais aussi que Brendan Benson soit chez eux ; je suis très fan de lui et, bien sûr, je suis présentesur son dernier album, j’y jouer de la basse et des claviers sur plusieurs chansons. Mes vieux compère Brian Young joue avec The Fountains of Wayne, on se connaît depuis si longtemps. J’aime Kim Richey ainsi, je l’ai vue jouer l’année dernière, elle est vraiment bonne. Tout cela forme une belle petite compagnie…

Avez-vous
discuté d’un prochain album des Posies , même si Blood/Candy n’est pas si vieux que ça?
Pas vraiment. Je pense que cet album va m’occuper pendant un certain temps.

Et avec The Disciplines?
Nous avons travaillé sur des chansons cette année. Nous pourrions essayer de sortir un disque au cours des deux prochaines années, seulement en Norvège et peut-être en France, où nous avons une assez bonne audience.

Comment êtes-vous venu à participer à Big Star en premier lieu? Étiez-vous
déjà un fan? Et quels sont vos titres favoris?
Bien sûr! C‘est pas comme si j’avais répondu à une annonce dans un journal, « rejoindre un groupe culte, voir le monde »! Au début des Posies, nous avons fait beaucoup de reprises de Big Star, et ont était obsédés par ces enregistrements. En « single » nous avons fait « Feel » de Big Star et « I Am the Cosmos » de Chris Bell, et Jody Stephens, le batteur de Big Star, a entendu parler de nous. On voulait enregistrer aux studios Ardent, où les albums Big Star ont été faits, et Jody y travaillait. Il nous a contacté, nous a envoyé une brochure (c‘était bien avant Internet). Nous étions surpris d‘apprendre qu’il y travaillait, on lui a envoyé notre « single » et on est restés en contact. Quand Alex Chilton a accepté de reformer Big Star avec Jody, nous étions sur leur liste pour compléter le « line up », Chris Bell était déjà décédé et feu Andy Hummel ne faisait plus de musique à cette époque.
Je pense que je pourrais mentionner c
des albums entiers comme morceaux préférés, mais je ne sais même plus. Cette musique est devenue une partie de moi au travers d’écoutes sans fin. Jouer leur répertoire soit avec Alex et Jody ou dans mes spectacles en solo, ou autrement ne me permet pas dire qu’une chanson est ma préférée. Aucune d’entre elles n’est à jeter, pas une seule. Elles me sont toutes essentielles.

Et quid d’un éventuel Big Star 3?
On travaille sur quelques concerts l’année prochaine.

Quel est
ce « projet majeur de composition » que vous dites envisager?
C’est important pour moi! Il s’agit de faire la musique d’une série de vidéos faites par une compagnie de jeux de rôles. Je ne peux pas en dire plus. Mais je n’ai pas encore travaillé sur ce type de choses et, même si ça n’est pas une seconde nature pour moi, je dois vraiment me concentrer pleinement là-dessus. C’est la première chose que je vais aborder quand je reviendrai de vacances.

Parlez-nous de
cet artiste néerlandais avec qui vous avez travaillé …
J’ai bossé avec tant d’entre eux ! Il ya JB, dont l’album a été enregistré en même temps que le mien. Il ya Carice van Houten, qui est surtout connue comme actrice (Game of Thrones), mais qui a fait un album incroyablement risqué et aventureux, avec moi, JB, Howe Gelb, Steve Shelly, Antony Hegarty, Marc Ribot ainsi que Joost and Pim . J’ai travaillé avec plus d’une douzaine d’artistes hollandais l’année dernière.

Lors de votre période avec R.E.M., Peter Buck a dit une fois que vous leur avez enseigné leurs propres chansons. Vous avez même dit : « Jusqu’à l’album Green, je savais tout mieux qu’eux ». Vous rappelez-vous les chansons que vous leur avez montrées et combien ont été jouées « live »?
Mon plus grand triomphe à cet égard a été de les amener à jouer « Camera », qu’ils n’avaient pas interprétée depuis plus d’une décennie. C’est une de mes chansons préférées en p)lus.

Y a-t-il des artistes obscurs que vous aimeriez recommander ou mettre en avant?
Certainement. Il y a un groupe espagnol appelé Oh, Libia! C’est leur deuxième album, et j’ai d’ailleurs travaillé sur le mixage des deux les deux. Très psychédélique et cool , façon Apples in Stereo.
Il y a album qui est sorti cette année et dont e suis vraiment fier, c’est un groupe hollandais appelé Avant la Lettre. Leur disque, Belief, est excellent; j’ai travaillé sur environ sa moitié en tant qu’ingénieur à la table de mixage, assurant des combinaisons différentes en fonction de chaque chanson.
A également été publié cette année album d’une chanteuse américaine appelée Ian McGlynnet  nommé Now We’re Golden. C‘est un disque extrêmement coloré, très sauvage soniquementIl s’adresse aux fans de Bon Iver, The Postal Service, ou de la dernière période de Teenage Fan ClubJe l’écoute tout le temps.
Il ya aussi une
composition que j’ai faite avec TheLAB, ils ont enregistré la musique et j’ai écrit les paroles et la mélodie ; Elle se nomme « What Kind of Dream » et nous allons réaliser une vidéo pour ça … Ça rappelle Broken Social Scene rencontrant Sébastien Tellier.


Dernière question un peu « cliché » : si vous avez étiez forcé à passer le reste de vos jours dans l’isolement mais pouviez apporter l’ensemble des travaux de cinq artistes différents, qui choisiriez-vous?
C’est une question terrible pour quelqu’un qui a des enfants, vous savez! Disons que si je pouvais inviter ma famille dans cette belle île, je choisirais de nemporter que les albums sur lesquels j’ai travaillé. Les miens, mes groupes, mes productions. Il s’agit d’un catalogue complet de styles différents, et ils sont remplis de bons souvenirs. Je me souviens avoir entendu le guitariste de Beat Happening soupirer et dire découragé: « Je veux juste écouter la musique par mes amis. ». Ça me semblait être de la préciosité indie à l’époque mais je suis entièrement d’accord avec lui … Je suis fatigué d’être commercialisé et considéré comme un produit marketing à bien des égards.

 

20 novembre 2012 Posted by | Conversations | Laisser un commentaire