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Aimee Mann: « Charmer »

Après quatre ans d’absence et un album au titre plus qu’expressionniste (@#%&*!Smilers) Aimee Mann est de retour avec un opus dont le nom se veut aussi significatif, même sur un registre différent. Charmer n’est pas pour autant dissemblable au précédent  dans la mesure où il ne s’éloigne guère de ses canons antérieurs.
@#%&*!Smilers, en effet, avait conservé partiellement cette atmosphère quelque peu languide et sombre qui avait marqué ses collaborations avec Jon Brion et Joe Henry ne serait-ce dans la mesure où ils témoignaient d’une approche plus sobre et presque «plombante».
Ici, la chanteuse a retrouvé son producteur habituel, Paul Bryan qui l’a toujours aidée a éclaircir de couleurs vives sa palette musicale.
Constante chez elle, le soin apporté aux mélodies (même dans les schémas récitatifs qui accompagnaient The Forgotten Arm) mais cela faisait  longtemps qu’elle n’avait produit un album aussi «pop».
N’allons pas cependant trop long dans cette qualification; Charmer ne dévoile pas des climats ensoleillés, percutants ou même entraînants comme des refrains new wave. La plupart des titres est prise sur le mode du «mid tempo» («Slip & Roll», «Barfly») et même ceux qui sont plus enlevés («Crazy Town») ne sont pas des vecteurs à la frivolité mais plutôt des regards acérés sur une certaine forme d’hystérie qui pourrait, en certaines occasions, envahir les habitants d’une cité.
Côté texte, Mann a toujours porté un regard assez cynique et dramatique sur les relations humaines, et elle le fait encore ici mais en y ajoutant une pointe de sarcasme inhabituelle chez une artiste si retenue en général. (Pour l’avoir rencontrée en interviews plusieurs fois,  je peux témoigner que le terme «posée» est un euphémisme en ce qui la concerne.)
Côté accompagnement musical, c’est toujours du solide (prédominances des claviers) mais jamais du convenu, ne serait-ce que les trilles de guitares, ici et là, apportent une tonalité plus rafraîchissante et aérée. Il faut admettre, à cet égard, qu’elles sont les bienvenues car, surtout sur les mid-tempos, l’atmosphère à tendance à friser le méditatif (voire le somnolant).
Pas de surprise non plus dans cette voix toujours chaude et harmonieuse qui est synonyme de terrain connu et rassurant.
Bref un album agréable qui séduira les adeptes de ce type de «pop» américaine bien léchée et calibrée.  Pour le renversant, il faudra aller voir peut-être vers des artistes plus «habités».

16 novembre 2012 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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