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Spain: « Soul of Spain ».

La scène musicale est ainsi faite que, même quand elle veut s’éloigner de l’option « Grand Public », elle ne peut échapper à certains effets de mode plus ou moins durables. Nous avons ainsi eu droit, vers la fin des années 90, à l’éclosion d’une nouvelle mouvance, le « slowcore » qui voulait aller encore plus loin (si on peut dire) dans le minimalisme sonore. Low, les Red House Painters, American Music Club ou Spain ont ainsi eu l’honneur des médias dits « alternatifs ». Ces derniers, menés par leur chanteur et bassiste Josh Haden, nous ont donc livrés quelques albums d’où émergeait (si on peut dire à nouveau) la voix chuchotante du vocaliste, des tonalités fragiles et épurées et un rendu perclus de mélancolie et de vague à l’âme. Le groupe la rendit (son âme) en 2001 puis, sans doute pris d’un désir « frénétique » de réassociation, Haden tente ici de lui redonner vie (à son âme toujours) avec de nouveaux musiciens.

Soul (Âme) of Spain ne surprendra personne avec ses compositions en tempo moyens, des vocaux un peu plus dans le registre du « crooner » et quelques incursions vers des univers plus vifs. N’exagérons rien pourtant ; « Miracle Man », « Hang Your Head Down Low » ou « Sevenfold » peuvent, ici et là, changer la donne, il n’en demeure pas moins que l’on ne note pas de réelle embellie sur le front de l’affliction. La voix de Haden ne se prête d’ailleurs pas non plus à un excès d’emphase et reste bien souvent cantonnée sur ce côté « lounge » qui lui va si bien.

Au bout du compte on a comme un sentiment d’inutilité devant cet effort qui en arrive presque à sonner glacial au milieu de l’univers velouté qu’il essaie portant d’évoquer. Soul of Spain porte finalement bien son nom puisqu’il n’est qu’une resucée de ses albums précédents. On ne peut s’empêcher de comparer le groupe à Tindersticks ou Low qui, partis d’une approche similaire, ont pu graduellement évoluer vers d’autres territoires sans perdre ce qui les caractérisait.

Ne reste plus qu’à espérer que Spain se montre plus aventureux dans ses prochaines productions si, toutefois, le « business » lui permet de mettre cela à son ordre du jour. Considérant l’état dans lequel ce dernier se trouve, c’est loin d’être gagné…

2 novembre 2012 - Posted by | Chroniques qui gueulent

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