The Holy Sons: « The Fact Facer »

Publié: 30 octobre 2014 dans Quickies
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Depuis 1O ans cet artiste basé à Portland a vu son statut progresser de telle manière que son potentiel semble le voir être prêt à basculer dans le « mainstream ». Depuis 1992, Emil Amos fait de la musique sous le nom de The Holy Sons, produisant plus de 1000 titres et sortant une douzaine d’albums et de compilations tout en restant volontairement discret au point de passer inaperçu.

Il a assuré la batterie avec des groupes expérimentaux comme Grails et un duo doom réputé, Om.

La sortie de The Fact Facer peut certainement changer la situation. Tout au lon de onze plages impeccables, Amos nous délivre un répertoire de singer-songwriter infectieux et étrange aidé par les efforts intelligents et à l’émotion brute de Nina Nastasia et Sun Kil Moon. Le tout est poli par une production pleine de bon sens évoquant Califone ou Modest Mouse.

Pour quelqu’un qui écrit tout sa musique et joue presque tous les instruments, Amos se met remarquablement peu en avant. Il est certain qu’il est depuis longtemps parvenu à incorporer des styles spécifiques mais, le plus souvent, ceux-ci servent les intérêts des compositions. ET ceux-ci ne sont certainement pas anodins ! Sur The Face Factor il raffine encore son art de la composition et se plonge un peu plus dans l’humeur introspective évidente dans des titres comme « Selfish Thoughts, « No Self Respect » ou « Doomed Myself » sans oublier le morceau titre qui termine l’album sur une note lo-fi rappelant les débuts de Amos.

Ce dernier se révèle posséder un voix de baryton hypnotique mais il n’en joue pas trop car il l’accompagne de feed back, de solos de guitares et de beats programmés. Les percussions demeurent pourtant beaucoup plus organiqess qu’avant, ce qui donne au disque une nouvelle couche de bnaturel sur les chansons teintées d’esprit Nashville comme « All Too Free » et « Life Could Be A Dream ».

The Face Factor est sans doute l’opus le plus abouti de Amos. À ce titre il serait un merveilleux point d’entrée dans le « back catalogue » de ce dernier.

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Girl Tears: « Tension »

Publié: 30 octobre 2014 dans Quickies
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Selon l’opinion que l’on a du punk on pourra l’approche de Girl Tears, trio de Los Angeles, primaire ou primale. Tension est un titre qui résume bien la caractéristique de l’album : pas de solos de guitares, de pont compliqués, ou de virtuosité à afficher. Le résultat est un disque qui affiche douze titres au compteur en moins de dix minutes.

Veulent-il être dans l’essence la plus dépouillé du punk, ou bien la déconstruire, toujours est-il que Girtl Tears a décidé de ne pas se prendre la tête et à viser directement notre jugulaire. Le son est crasseux, il ne s’embarrasse pas de penchants vers la pop et les titres sont aiguisés avec pour base un riff à qui il arrive d’être accrocheur.

De ce point de vue, ils vont encore plus loin que ce que pouvait être l’impact du premier album des Clash et, avec les vocaux sombres qui ululent à la lune de Kam Andersen, on pourra retrouver une familiarité avec un Gun Club dont le gothique est né de façon prématurée.

Tension est et se veut inabouti et épileptique mais il est certain que de morceaux pleins de panache et d’arrogance comme « Candy Darling » ou « Kill for Love » auraient mérité un traitement allant jusqu’à, n’exagérons rien, deux minutes !

Bref, un disque à pleurer et qui ne mérite pas vraiment que l’on s’étende dessus ; reste à savoir si, selon que vous soyez fan absolu du punk, vous serez tenté de le jouer trois ou quatre fois à la suite.

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Empires: « Orphan »

Publié: 29 octobre 2014 dans Quickies
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Ce ne sont plus des novices dans l’industrie musicale après des albums comme Howl ou Garage Hymns, mais un peu de temps a permis à Empires de sortir, avec Orphan, un disque toujours débraillé et à écouter une lame sur la gorge mais avec un son plus propre, plus poli et posé.

Il y a de l’acuité dans ce pop-punk de la fin des 80’s tant il reproduit à merveille des hymnes cool et assez fascinants, toujours enlevés avec une rythmique instinctive aussi bien dans les guitares que dans les percussions. La voix de Sean Van Vleet apporte une touche de hantise permettant de tuer dans l’oeuf toute virevolte pop et son registre de crooner crée une atmosphère électrique et dense dans laquelle il est toutefois aisé de se faufiler.

Sans instruments, on aurait droit à un long lyrisme indéchiffrable, chose accentuée ici par la permanence de la reverb. « Please Don’t Tell My Lover » et « How Good Does It Feel » émergent des influences post-punk rock mais elles véhiculent néanmoins un « feel good factor » qu’on écouterait volontiers dans un bar enfumé. Ce sont des titres qui sont familiers, approchables.

La mélancolie punk-rock classique ne nous sera pas épargnée, mais elle sera presque facile à écouter tant elle semble ne requérir aucune attention de notre part. Empires ne se préocuppe pas d’être un groupe de indie rock de plus, il s’inscrit dans une autre démarche ; celle d’avoir une instrumentation fluide et sans heurts, capable d’accompagner avec placidité les textes de son chanteur et d’intégrer une audience qui fonctionnerait sans avoir à se soucier d’autre chose que de passer un moment où seule la décontraction est de mise.

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Whirr: « Sway »

Publié: 29 octobre 2014 dans Quickies
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Whirr est un groupe bruyant dans la vie tout autant que sur le net. Sur scène son shoegaze a toujours été confrontationnel mais il est également parvenu à établir une sorte de communion transcendantale avec son audience.

Les qualifier ainsi est une façon de ne pas perdre son temps à trouver d’autres définitions. Leurs vocaux restent clairs et délibérés et leurs guitares passent sans effort du nuancé au désinhibé. « Mumble » apparie merveilleusement les deux sans qu’on y discerne artifice avec un attirail de tonalités de guitares toutes plus grandioses les unes que les autres et qui semblent danser et nager à la fois.

Les meilleurs moments de Sway sont pourtant ceux qui ne sont pas communiqués « live » mais peaufiné avec attention comme la tension entre douceur et intensité sur « Clear » une des rares plages où les mélodies prennent le pas sur les orchestrations.

Il ne faut donc pas attendre une logique de construction interne dans cet album. Sway signifie d’ailleurs « balancement ». On pourrait pinailler en disant que, sur ce deuxième disque de ce duo de San Francisco, le balancement est beaucoup plus synonyme d’hésitation. On en conclurait alors qu’il a du mal à mâtiner son shoegaze de post-rock. Il est vrai qu’il sonne souvent lunatique et introverti, vague et mal assuré. On hésite à souhaiter qu’ils aient pu mieux se fondre en un seul son ; bref Sway est un disque limite inconstant dont on se doit pourtant de retenir quelques bien jolis et agréables moments.

post rock**1/2

Goat: « Commune »

Publié: 28 octobre 2014 dans Quickies
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Pour un groupe de de musiciens suédois psychédéliques experts en l’art de théâtraliser leur art, la déclaration faites par leur leader à propos de la genèse de Commune est assez facétieuse. Dire que le combo a juste fait un peu de musique avec quelques percussions et quelques riffs met volontairement en sourdine la clameur qui a accueilli les débuts de Goa (Le Bouc)t, issus de la ville semi fictionnelle de Korpilombolo.

Il n’est pas pour autant difficile d’être immédiatement saisi par le titre d’ouverture, « Talk to God », qui semble commencer là où World Music s’était arrêté en 2012. Les vocaux plaintifs harmonisés sur des riffs qui semblent former murs sur murs de bruits déclenche une réaction physique semblable à leur « sngle » initial, « Goatman », il y a deux ans.

À nouveau les personnages de la mythologie « Goatienne », tels Gotaman, Gothead et Goatlord, lèvent leurs têtes cornues et nous introduisent de nouveaux membres, « Goatchild » et « Goatslaves », et déploient leurs nappes vocales innombrables sur des narrations dont la portée semble sans fin.

On pourrait parler de musique épique si elle n’était pas aussi disjonctée et si l’inspiration ne venait pas d’endroits sombres plus proches du black metal que du rock progressif teinté de légendes féériques.

Goat est pourtant un groupe progressif dans la mesure où une progression peut y être trouvée. Sur le « single » « Words », le groupe utilise une cadence éléphantesque et robotique plus dansante que les freakouts habituels même si la pédale wah wah envoie toujours autant ses pointes acides et addictives.

Goat est parvenu à s’inspirer du passé sans y être figé. Un schéma qui produit une suite logique mais non pas identique et qui nous engloutit encore plus dans l’étrangeté.

***1/2

Quand les art-rockers de Ponytail se séparèrent en 2011, Dustin Wrong réalisa quelques disques en solo ajoutant quelques éléments à sa déjà diverse discographie. Il décida ensuite de déménager à Tokyo et y rencontra Takako Minekawa, une artiste qui en était à sa treizième année d’hibernation musicale. Tous deux sortirent Tropical Circle en 2013 et Savage Imagination est leur « follow up album », un disque de pop expérimentale qu’ils ont souhaité interpréter de manière ludique et « enfantine ».

À la première écoute, l’opus conne presque entièrement instrumental ; il faudra se mettre au diapason du langage japonais pour discerner des textes parlant de physique quantique, de conscience humaine ou d’envolée au-dessus du désert (sic!) L’utilisation de la voix est, en fait, plus un instrument qu’un outil pour exprimer les désirs les plus profonds de la chanteuse. De ce point de vue, même si Savage Imagination n’est pas à proprement parler un album calmant, il demeure un album « fun » et joyeusement libéré.

Le modus operandi du duo semble être de démarrer on ne peut plus simplement puis de s’enfler jusqu’au moment où il n’est plus possible d’y intégrer de nouvelles mélodies. Cela peut procurer, par moments, un sentiment de légère anxiété mais cela signifie aussi que l’on obtient un merveilleux mélange de polyphonies qui se fracassent les unes aux autres. La « borderline » est parfois proche du ridicule dans la mesure où certains passages pourraient illustrer un jeu de Super Mario mais cette construction de tonalités parvient à ne pas dépasser une certaine limite et nous donne plutôt une sensation de plaisir ludique, celui qu’on aurait en s’escrimant avec une console de jeux.

« Dancing Venus of Aurora Clay » en est le parfait exemple avec cette démarche qui consiste à supprimer toute ligne de basse. On reste ainsi dans le domaine d’une pop extra-terrestre parfaitement représentée par la pochette du disque. L’adjonction des vocaux de Wong approfondira encore ici l’ampleur du son tout comme sur « Pale Tone Wifi », emblématique de la façon dont ceux-ci se délectent.

On aura le choix entre les guitares en loop de Wong et les mélodies de Minekawa ; en optant pour les deux on obtiendra une combinaison hypnotique et séduisante, celle d’un e collaboration exercée au Paradis ou dans l’espace sidéral.

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Dntel: « Human Voices »

Publié: 27 octobre 2014 dans Quickies
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Il est ironique que le compositeur électronique James Tambollero nomme sous album sous le pseudo de Dntel Human Voices car il opte pour des beats electro et des éléments de musique essentiellement instrumentaux.

Il a abandonné l’indie-pop électronique sentimentale de ses précédents opus et tente ici de se lancer dans une expérimentation qu’on peut juger discordante, ce qui n’est pas nécessairement un mal, mais aussi un peu déconcertante.

Huam Voices est ainsi le signe d’une deuxième rupture, la première ayant été celle avec les refrains enlevés de The Postal Service. Cet effort laisse une impression étrange, celle de « demos » inachevées et parfois même médiocres (« Foraya »).

Curieusement pour quelqu’un qui veut aller de l’avant les arrangements sont ultra simplistes ; « Human Voice » est mou et flasque et « Connections » essaie d’être limpide mais est ponctué de staccato aux synthés qui percutent une atmosphère qui se voulait étale.

Tambollero pense ne pas avoir besoin de vocalistes mais il est certain qu’une présence qui ne soit pas robotisée aurait faire de Human Voices un album plus attractif.

Le morceau final ; « Ashby », apportera une touche un peu plus humains, un peu comme si l’élément extraterrestre offrait un paysage sonore plus accessible et une transition sans heurts vers l’espace le plus profond. Il offre alors une sensation de plénitude dans laquelle il fait bon plonger ; il est dommage que ces rares moments soient pris en sandwich ou n’interviennent qu’au moment le plus inopportun qui soit.

Tambollero a toujours dit qu’il n’était pas un perfectionniste, Human Voices est là pour le confirmer.n

**/12

Chuck Prophet: « Night Surfer »

Publié: 27 octobre 2014 dans Quickies
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Qu’est-ce que l’histoire retiendra de Chuck Prophet ? Une sorte de Marshall Crenshaw universellement loué par la critique et tout autant ignoré du public ? C’est fort possible et ça n’est sans doute pas rassurant, voilà pourquoi il est réconfortant de le connaître et de l’apprécier.

Après ses débuts avec Green on Red (excellent groupe méconnu également) et une douzaine d’albums solo il semble avoir tout capté de ce que la pop rock peut avaoir de rafraichissant : un peu de Beck (« If I Was A Baby »), de Tom Petty (« Ford Econoline ») mais aussi sa propre personnalité. C’est une chose qu’on redécouvre ici sur Night Surfer.

Telle est sa muse, diverse mais toujous impeccablement exécutée : vivacité de la guitare et intonations à la Robert Plant sur « Felony Glamour » ou ballade roots-rock avec « Tell Me Anything (Turn To Gold) ».

Night Surfer est un album parfait dans ce qu’il invoque subtilement comme modèles (Bob Dylan, Lou Reed, David Bowie et Elvis Costello) mais il s’agit toujours de dépasser ou dépoussiérer ces icônes plutôt que de les émuler. On saura aussi apprécier, issu du dernier cité, des textes pleins d’esprit et de sarcasme mordant, façon de montrer que ses influences sont revendiquées et assumées artistiquement.

Au fond, quelque part, Chuck Prophet réalise des synthèses idéales sur lesquelles tout bon fan de pop-rock peut fantasmer : Crenshaw et Alex Chilton, Tom Petty et Dylan ou le Green on Red rock avec le Green on Red psychédélique.

Avec un professionnalisme qui reste discret, Prophet montre qu’il n’a pas besoin de lignes de conduite sur ces douze plages dont aucune n’est à jeter. On se rappellera aussi bien sa sensibilité pop sur « Lonely Desolation » que sa faconde en termes de glam rock avec « Loce Is The Only Thing » : non pas parce qu’il les interprète à la perfection mais parce que sa maestria fait presque de lui le prophète qu’il pourrait encore être.

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Lights: « Little Machines »

Publié: 26 octobre 2014 dans Quickies
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Valerie Poxleitner est une chanteuse synth- pop canadienne qui, en tant qu’artiste, répond au nom de Lights. Ses influences sont, selon elle, Kate Bus, Patti Smith et Björk ; c’est du moins celles qu’elle cite pour son quatrième album, Little Machines.

Malgré la participation de Mark Stent qui a collaboré à l’opus de Björk en 1997, Homogenic, le troisième album de Lights, un Siberia qui lui avait permis d’avoir un succès mainstream en 2011 avait peu en commun avec l’univers de la chanteuse islandaise. Il en sera presque de même ici hormis l’introduction, « Portal » qui est un merveilleux exemple d’electronica introspective. Il n’y a, non plus, guère de signe de Patti Smith dans ce disque et, si les mélodies vocales en piqué de « Muscle Memory » font écho à la Kate Bush des mid-80’s, on peut considérer que ce qu’elle désigne comme source d’inspiration est quelque peu trompeur.

En fait, loin de ce mélange de new wave, de rock ardent et de pop d’avant-garde auquel on s’attend, Little Machines est un album d’electro-pop direct qui délaisse la rudesse de ses prédécesseurs en faveur d’une production 80’s et de gros chorus scintillants.

C’est une formule apte à produire un certain nombre de « hits » comme les beats galopanst et les synthés bouillonnants qui entourent « Speeding », l’euphorique « single » « Here We Go » ou le totalement infectieux « Same Sea ».

Le revers de cette formule est qu’elle a tendance à devenir répétitive au bout d’un moment sur une durée de onze plages. Cela se ressent dans la deuxième partie du disque qui lutte pour nous délivrer quelque chose qui ne soit pas instantanément oublié.

Récemment mariée et ayant donné naissance à un enfant, on retiendra l’humeur optimiste de Little Machines mais, maintenant que son tranchants a été émoussé, il pourrait lui être difficile de se distinguer d’une scène synth-pop qui ne cesse de grandir.

**1/2

Publié: 25 octobre 2014 dans Quickies
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Jenn Ghetto, ancien membre de Clarrisa’s Wierd, a eu relation avec la musique faite d’implication et de rupture. Après que chacun des musiciens du groupe ait poursuivi ses propres envies (Ben Bridwell et Mat Brooke format Band of Horses), elle se dirigea vers une sorte de pop faite c »at home » pour enregistrer sous le patronyme de S.

Après son deuxième album, Puking and Crying, en 2004, elle décida quelle en avait fini avec la musique aussi parler d’elle aujourd’hui indique qu’elle n’en a pas totalement fait son deuil. En 2010 elle sortit I’m not as good at it as you et, les joies des tournées aidant peut-être, la voici de retour avec Cool Choices.

Aux antipodes d’un enregistrement fait chez soi, ce dernier album est extrêmement travaillé ce qui doit être mis au crédit de la production de Chris Walla que Ghetto a persuadé d’être aux manettes. Choix cool donc, qui pourrait même être reproduit plus tard mais dépendant de l’évolution qu’a la chanteuse avec ses relations. Cool Choices a été, en effet, nommé ainsi sarcastiquement durant une rupture amoureuse survenue en 2012 et cela une conséquence directe sur la fixation qu’on note sur les textes.Si la chanteuse a durci un peu sa voix, ces événements en sont sans doute la conséquence et l’album semble être le produit d’une expérience gutturale si on s’en tient à son phrasé.

« Brunch » fait ainsi montre d’une colère pleine de ressentiment qu’on pourrait apparenter à Alanis Morisette plutôt qu’à Taylor Swift. Pourtant Cool Choices est plus fait de lamentations que de fractures car Ghetto est plus à l’aise dans la contemplation de ses blessures (sortir avec la mauvaise personne) que dans la vindicte. L’humeur demeure sombre mais, une fois que le titre d’ouverture « Losers » se développe avec sa mélodie accompagnée au piano et ses accords de guitare dépouillés, déploie une humeur zen douloureuse à laquelle n’importe qui peut s’identifier sans, toutefois, vouloir en faire l’expérience.

Il y aura néanmoins une lumière à la fin du tunnel ; le disque se termine sur une note optimiste, « Let The Light In ». Est-ce une ébauche de réconciliation avec soi-même et de purge des émotions létales ? Une suite, si elle a lieu, nous apportera peut-être un fragment de réponse.

***1/2