Le « mini album » est chose étrange. Il peut parfois justifier sa place dans une collection de LPs mais il a contient toujours plus de substance que dans un EP de cinq morceaux habituel. Le fait que Clear Lake Forest des Black Angels contienne sept titres est uen exception mais c’est peut-être le format idéal pour ce groupe dans la mesure où vous êtes immédiatement happés et surtout maintenus dans un univers punchy et psychédélique.

Clear Lake Forest est un opus aussi fort que les albums précédents de ce groupe de Austin. Si on le prend dans la continuité de leur album Indigo Meadow de 2013, il pourrait facilement être lu comme un addendum à ce dernier grâce à ses climats qui demeurent enlevés et comme emplis de la chaleur d’un soleil

Éloignés sont les climats de leur débuts plus sombres (Passover en 2004) et ce nouveau disque entérine encore plus la définition qu’on pourrait donner de ce combo : un des plus importants (aux côtés de Tame Impala mais avec la prime de l’ancienneté) groupes de rock psychédélique d’aujourd’hui.

Quand The Black Angels s’éloigne un peu de la formule traditionnelles (orgue, drone et vocaux délavés) il est en outre capable de nous surprendre (par exemple les arpèges de « Linda’s Gone » qui auraient figuré aisément dans un album des Doors) ce qui prouve que l’expérience leur a appris à diversifier leur son.

Paradoxalement si le format choisi semble idéal pour eux, il pointe alors aisément aux limites qu’il impose au groupe. Il donne l’espoir que ces musiciens qui ont emprunté leur nom à un titre du Velvet Underground puisse aller plus loin dans ces mini interstices d’exploration dont Clear Lake Forest est parsemé.

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Glasgow est la ville d’origine de ce trio de blues et de garage rock. Le premier album des Amazing Snakeheads (un EP en fait), Amphetamine Ballads est bien nommé tant il est empli de cette rage qui a fait de cette ville la plus violente du Royaune Uni. Le sens de menace qui exsude du disqu est tel que Jack White en personne leur a demandé d’ouvrir pour lui lords de sa prochaine tournée en Europe.

Le line up est simple (guitare, basse, batterie) et il dévoile des tas de qualités propres au genre plus une invraisemblable facilité à ajouter ces atmosphères effrayantes si souvent associées aux Cramps mais auxquelles il ajoute une forme de panache et d’arrogance sexuelle guère éloignée des Doors.

Les vocaux sont un mixage réussi de grognements hurlés et de Tom Waits qui rappelle LA Woman du groupe de Jim Morrison, bref le tout est parfaitement dangereux et, par conséquent, impérieueement accrocheur.

« Every Guy Wants To Be Her Baby » est l’exemple parfais qde ce que le disque peut susciter en terme de peur. Les 4 premières minutes sont une lente entrée dans un bar lounge, nourri d’un saxophone paresseux, avant de prendre une allure beaucoup plus rapide et vitaminée. L’amphétamine semble prendre le relais de la ballade et la briser en mille morceaux. Ce titre est comme la bande-son d’un « slasher movie » tout comme « Memories » ou l’étonnant « single » « Flatlining ». La guitare y est source d’espace et de chaos comme ça n’est pas permis et provoque un effet perturbant attendrait le plus blindé d’entre nous.

Amlpletamine Ballads suinte de cet univers qui a donné sa réputation à Glasgow, il y a additionne cette dose de sinistrose qui n’aurait pas déplu à David Lynch, bref il est la tradition orale de ces avertissements que donneraient des mères inquiètes à leurs encore jeunes filles : « Faites attention à ce que vous buvez. » En autre termes c’est un disque qui ne peut que vouloir consommer encore plus de sa menace.

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Tirant son nom d’un personnage de Scott Pilgrim vs the World (film tiré d’une BD) ce quintet de Bristol est plutôt intrigant. Leur premier EP se nommait Dismantle et il a été le sujet d’une nombre conséquent de remixes dont Hot Chip, Ladytron et Alt-J.

Leur « single » « Vulture » a eu un certain succès, qui appelle à ce que ses chorus soient repris en concert et, cumulé aux reprises, Dismantle And Rebuild était pour le moins attendu.

Le titre d’ouverture, « Tokyo », démarre sur des sons électroniques et futuristes mêlés à des tonalités de guitares et des vocaux expérimentaux. « Brighter », ensuite, les voit changer leur fusil d’épaule et opter pour une atmosphère plus égayante comme son titre le suggère d’ailleurs. On ne peut s’empêcher au « Sweet Disposition » de Temper Trap qui avait permis à ces derniers de devenir un temps les chouchous des festivals estivaux.

La chanson-titre va apporter une nouvelle variation stylistique pour aborder des sonorités proches du « dubstep », puis « Lust And Lies » va se faire plus dépouillé par rapports aux plages précédentes. C’est peut-être sa simplicité qui rend la composition si belle.

« Friend of The Madness » verra à nouveau le groupe recourir à des expérimentations (vocaux haut-perchés, guitares pincées puis plaquées) alors que « So Many Colours » ne fera assister à une incursion de The Ramona Flowers vers un mode plus jazzy.

On le voit, le groupe n’est pas avare d’expériences et de prises de risques. Le résultat en est prévisible, trop d’idées jetées les unes après les autres, peut-être que Dismantle And Rebuild justifie en partie son titre, démantelé certes pour ce qui est de la reconstruction il gagnerait à être remixé.

**1/2

Monomyth: "Saturnalia Regalia"

Publié: 29 août 2014 dans Quickies
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Monomyth a, très longtemps, été le secret le mieux gardé de Halifax. Ils vont certainement devenir désormais un des groupes de indie pop les plus populaire au Canada. Pourquoi tant de louanges  ? Sans doute par ce que, pour un «  debut album  », Saturnalia Regalia est un régal siil n’espas encore régalien.

Monomyth rappellent 54-40, pas tellement au niveau de leur son mais parce qu’ils partagent la même éthique qu’eux et font preuve des même qualités  : musicalité hors-pair, superbe «  songwriting  » et même volonté d’éviter ce qui pourrait être un riff facile ou une progression d’accords prévisible.

À écouter l’album de près, et bien qu’il n’y ait absolument aucun bouche-trou, le meilleur titre du disque est «  Pac Ambition  », un hymne folk-rock du plus bel effet. Une fausse-fin va introduire alors avec une poussée de guitare en distorsion menant ensuite à des loops confondants. Un autre exemple sera « Medecine Man » qui démarre au galop (guitares discordantes, percussions appuyées) comme si il s’agissait de se lancer dans un morceau punk pop avant de laisser place avec aisance à un passage dream-pop. Des chorus à la Beatles interviennent à contrepoint d’une mélodie où deuil et colère se mélangent. C’est sur ce schéma d’allers et retours sonique que fonctionneront la plupart des titres ; manière efficace de nous balloter entre inconfort et tranquillité.

C’est en entendant, ici et là, qu’on comprend ce que Monomyth cache sous son enveloppe pop, Saturnalia Regalia est ainsi un exercice réussi de retenue et de discipline, de vocaux aériens et d’instrumentation dissolue ; en parvenant à domestiquer les aspects bruts de sa démarche, Monomyth ne leur donne en fait que plus d’amplitude.

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Dan (The Automator) Nakumara et l’actrice Mary Elizabeth Winstead se sont rencontrés sur le tournage d’un film, Pilgrim Vs. The World dans lequel le logo de la Universal n’est pas le seule chose rétro qui les a réunis : en effet ils partagent tous deux un amour le pop française des années 60, époque où celle-ci était encore gauche et naïve.

I Love You But I Must Drive Off This Cliff Now est le premier album qui sort de cette rencontre et il est assez délectable, y compris dans l’ironie qui semble percer dans le long titre du disque.

Il n’est pas nécessaire de connaître (voire d’aimer) la « French Pop » autant que ce duo pour être séduit par le disque. Dès le « single » qui ouvre l’album, « Did We Live Too Fast » nous sommes entraînés dans un monde délicat où la joliesse est reine (« Je suis sûr qu’elle est charmante, mais je le suis tout autant », et ce, jusqu’au final ,« Heavenly », un univers qui ne peut que nous captiver.

Les accroches aiguës de « There’s A Revolution » et les cordes dramatiques de « ThingsWill Never Be The Same » sont tout aussi revigorantes d’autant que la production de Nakamura à cette impeccable croustillance qui éclate aux oreilles et que la voix de Winstead nous sur^rend agréablement par l’étendue de son registre.

Celle-ci demeure magnétique et confiantes, y compris dans le malicieux titre façon pnnk rock « Da Da Da » alors qu’on pourrait très bien la soupçonner de s’auto-plagier sur les textes de la romance dramatique qu’est « I’ll Never Hold You Back ».

On pouvait ne pas attendre grand chose d’un tel opus si ce n’est une resucée où les deux artistes se faisaient plaisir ; il s’avère qu’ils ont également capable de nous le faire partager. Raison de plus pour ne pas le bouder.

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Le « début album » des Sugar Stems se nommait Sweet Sounds et tout au mon de leurs 3 albums il ont été pourvoyeurs d’une power-pop affichant sans peine des accroches addictives et instantanées un peu comme le premier goût d’une barre de chocolat pouvait aiguiser notre gourmandise.

Le groupe originaire du Milwaukee pouvait néanmoins aligner des titres plus sombres comme le prouve ici l’ouverture de Only Come Out At Night, « Baby Teeth ». Soniquement, ce morceau sonne comme une joyeuse célébration de tout ce que le combo a été capable de faire jusqu’à présent mais n y trouve une mélancolie douce amère dans ses références aux « erreurs passées » et au fait de devenir plus adulte.

Il s’agit bien ici de l’album le plus abouti des Sugar Stems ; avec des tonalités familières (des guitares qui étincèlent, une basse caoutchouteuse, des accroches mémorables et les vocaux au gazouillis frais de Betsy Heibler) mais on y trouve un son qui doit moins au garage rock des 60’s grâce, en particulier, à la participation de Andy Harris (ex-Goodnight Lovin et Jaill) aux claviers.

Les titres peuvent se lire alors comme des tentatives réussies à véhiculer des morceaux évocateuu$rs des « radio hits » des 80’s avec un « Tell The Truth » dont l’orgue n’est pas sans rappeler Springsteen.

Reste bien sûr le « bubblegum » : « Radio Haerthrob » qui comiquement évoque cette quête impossible du rêve rock and roll, « I Know Where I’ »m Going », « The One » ou « Sun Rise, Sea Changes » aux chorus impeccables.

Only Come Out At Night se termine sur « Million MIles », une chanson d’amour à vous fendre le cœur, sans doute le plus belle jamais écrite par Sugar Stems. Une guitare acoustique, un orgue et les vocaux terriblement affectés de Heibler, il s’agit d’une mélodie berceuse qui n’a pas son pareil pour accompagner nos oreilles la nuit et nous faire prendre conscience de l’intensité du manque amoureux. Tout comme le reste du disque, c’est un morceau qu’on aura du mal à oublier résumant assez bien toutes les émotions qui se figent entre amertume et douceur.

***1/2

Rx Bandits a toujours été un groupe associé au ska même si, depuis 2001 et Progress, ils ont commencé à expérimenter pour se tourner vers des atmosphères jouant avec l’espace et le temps, une tendance qui s’est prolongée sur The Resignation et …And the Battle Begunoù ils ils ressemblaient plus à un groupe de rock progressif doté d’une section de cuivres. Ceux-xi ont disparu avec Mandala en 2009 et Gemini, Her Majesty les voit, il semble, endosser cette étiquette, où, comme tant de musiciens, le fait de ne se reconnaître dans aucun genre.

C’est chose compréhensible dans la mesure où ; si nous avons tendance à trouver des dénominations, celles-ci n’ont plus aujourd’hui beaucoup de valeur. En même temps, il est important de souligner que Rx Bandits ont toujours parlé de Gemini dans leurs premières œuvres d’autant que les meilleurs passages de l’album sont indubitablement enracinés dans leur passé ska et pop punk. « Wide Open » et « Stargazer » prennent vie non pas dans des imbrications musicales mais dans des chorus doucereux, équilibrant et limitant avec efficacité les penchants du groupe pour une expérimentation emphatique.

La voix de Mathhew Embree continue d’être une arme redoutable ; il est un des rares chanteurs à simuler un chant en Espagnol sans sonner de manière irritante et ses textes ambigus contiennent toujours de subtiles allusions politico-lyriques.

L’espace sera un thème omniprésent on s’en doute mais il est mêlée à des questions sur les relations humaines (en particulier la tentation) pour délivrer ainsi des notules plus personnelles (« Star Gazer » où une personne est à la fois une star et une esclave de la mode).

Au niveau de l’instrumentation, grand effort sera accordé au cosmique, et ceci n’est pas toujours du meilleur effet en particulier à la fin de l’album. Les harmonies célestes de « Will You Be Tomorrow » s’embourbent tr ès vite dans l’incohérence et «  Meo !! Meow ! Space Tiger » mouline interminablement sur fond de reggae et de bruits de jeux vidéos. « Penguin Marlin Brando » sera sans doute une faute d’orthographe volontaire, exemple d’un disque qui se veut « trippy » et excentrique mais ne décolle que partiellement.

**1/2

King Creosote est un artiste de Glasgow dont le véritable patronyme est Kenny Anderson. Sus ce nom ou avec d’autres musiciens il a sorti de nombreux CDs tous aussi divers les uns des autres. Sa démarche s’apparente à celle de Gruff Rhys (Super Furry Animals) et son dernier disque a été indirectement réalisé à la demande des autorités célébrant les Jeux du Commonwealth.

C’est donc un album d’autant plus intéressant car il est inspiré d’évènements sportif mais surtout parce que From Scotland With Love est, indépendamment se son contexte, un disque jalonné de pièces musicales assez remarquables.

La première écoute ferait penser à un la bande-son d’un documentaire émanant d’une « art school » et consacré à l’Écosse et ayant pour but de rendre hommage à un certain mode de vie. Le précédent, Diamond Mine, était la bande-son, d’un film imaginaire ; ici le procédé reste identique. Le film de Virginia Heath créé pour ces jeux présente des archives exclusives des évènements passés, pour King Creosote c’est une façon de mettre en valeur son mode de production favori : l’esquisse de vignettes personnelle et emphatiques.

Musicalement, on reconnaîtra sa voix en falsetto douce-amère, vectrice de tristesse et de douceur et les arrangements cinématographiques dont il est coutumier. La vie quotidienne sert de toile de fond avec quelques exceptions notables, « Largs » qui est une ville de plage accueillant les épreuves d’escrime et dont la pulsation évoque un rythme de carnaval. À l’autre bout de l’échelle musicale, on trouvera «  For One Night Only » , exercice indie si lo-fi qu’l pourrait passer pour un morveau de Belle & Sebastian.

Le sommet du disque sera un exaltant « Pauper’s Dough », un regard en arrière sur les luttes pour une vie meilleure qui ont jalonné le siècle dernier. Le film est muet, mais les textes de Anderson parviennent à lui donner une certaine éloquence grâce à la puissance de ses mots. Et si, rien dans From Scotland With Love n’égale la brillance de son chef d’oeuvre Diamond Mine, rien non plus n’en est très éloigné.

***1/2

La Hell Gang: "Thru Me Again"

Publié: 26 août 2014 dans Quickies
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Inspiré par la psychedelia et le garage rock des sixties, La Hell Gang est un trio chilien dont le premier opus, Just What Is Real, développait un son imprégné de poussière et de panache. Son originalité ? Avoir été ré-enregistré avec une production analogique et vintage.

La tradition psychédélique du Chili n’est pas nouvelle, ne serait-ce que par le « acide western » de Alejandro Jodorowsky, El Topo et, sur un autre registre, le psychiatre Claudio Naranjo un des pionniers de l’usage du MDMA (l’ecstasy) dans la psychothérapie.

Plus récemment de nombreux groupes « cosmiques » se sont développés à Santiago sous le giron du label Blow Your Mind (sic!) tout comme La Hell Gang.

Thru Me Again regorge de pédales wah wah qui éclatent comme des bulles, d’un boogie très terrien et de vocaux qui semblent sortis des profondeurs de la gorge. Ce deuxième album est le premier pour le label de Brooklyn Mexican Summer et il vous enfonce dans cette immersion sonique durant quarante minutes, un peu comme si, à son issue, on s’en sorte à la fois imprégné et soulagé.

Tout comme certains autres groupes (Wooden Shjips par exemple), Thru Me Again parvient à véhiculer habilement un climat à la fois détendu et lourd. Les huit minutes de « The Beginning Remains The End » est emblématique de cette fan de travailler : une entame lente évoluant progressivement vers un rythme semblable à celui d’un moteur bien huilé avant d’exploser en des fracas troglodytes accompagnés de riffs blues imbibés dans une fournaise.

Ajoutons qu’il s’emploient à merveille à nous balancer un rock and roll à vous secouer le postérieur (« Last Hit ») pour délivrer, au final, un disque qui sent bon la chaleur des solos hurleurs et de distorsions comme si le ciel en regorgeait.

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Giana Factory: "Lemon Moon"

Publié: 25 août 2014 dans Quickies
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Giana Factory, Lisbet Fritze (guitare), Sofie Johanne (basse et synthsés) et Loui Foo (vocaux et percussions sèches), sont finalement de retour après Save My Youth retentissant en 2010 produit par Anders Trentemøller.

Les Danoises ont choisi une atmosphère plus élevée qui semble mieux leur convenir ; ainsi l’ouverture, « Rigt Or Wrong » mélange habilement boîte musicale enfantine et sons plus effrayants et légère distorsion. Les choeurs vont vers l’harmonieux et le céleste élevant ainsi les tonalités sinistres de la basse vers le soleil.

Cette ambiance aura cours tout au long de Lemon Moon avec un Trentemøller dont les beats se font à la fois calmes et « dancey ». Le son-même est élaboré avec lui, ce qui donne une fluidité dynamique à l’ensemble, schéma où il n’occulte rien de ce qui est l’ouvrage de nos musiciennes.

La manières dont les compositions sont construites ne varie effectivement pas : un peu de basse, un peu de guitare et de légers vocaux qui vont se mêler pour créer un style à la fois grandiose, sentimental et propice à une certaine frénésie « dance ».

« Walking Mirror » se distinguera par son contraste entre beats électronique appuyés et vois mesurée, il en sera de même avec « Don’t Fall In Love » , « Head Up High » et « It’s Your LIfe ». Ce sont des morceaux essentiels pour comprendre comment faire fonctionner ensemble des contraires : un passage « dance friendly » se muant tout à coup en ballade qui vous plonge dans la tristesse.

La chanson titre semble être, quant à elle, la préfiguration d’une orientation vers une musique plus industrielle tout en conservant cette ambiance « spacey » ; pour un « sophomore albim » celui-ci est excellemment bien troussé et saurait agrémenter ces moments où se se sent à la fois agité et porteur de vague à l’âme.

***1/2